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 did we really grow up? (lullie)

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Luzige Al Shakir
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je suis à Providence depuis le : 29/04/2018 et j'ai rendu : 291

MessageSujet: did we really grow up? (lullie)    Jeu 28 Juin - 2:57


“Love is spiritual. It's about self-sacrifice and commitment. And discipline.
You cannot have true love without discipline and respect.

When you lose the respect of your spouse, you've lost everything.”

T’avais à peine fini de courir. Les sueurs coulaient le long de ton cou. On pouvait voir des bras trempés sous la chaleur croissante. On était à peine la fin de matinée. Les lueurs de soleil venaient seulement d’apparaître. Mais tu montrais directement des signes d’effort. Le souffle coupé, les mains sur les genoux tu tentais de reprendre un flux normal. Les cheveux que tu plaquais derrière. Le regard qui observait un dernier instant l’eau, pâle, tranquille. Ton corps qui s’en allait à la première cabane, chercher une bouteille d’eau. Les pièces que tu faisais tomber sur le comptoir, ne comptant même pas les pièces de trop. Les yeux qui se jetaient ailleurs, sans l’ombre d’un remerciement. Tu finissais déjà la première bouteille que tu jetais négligemment dans la poubelle non loin. Tu étais parti lorsque le vendeur ronchonnait ton comportement capricieux. Mais tu n’avais que faire d’un simple vendeur de canettes de plage. Et c’était déjà, l’esprit concentré que tu te dirigeais vers une station de vélo. C’était sans compter ton esprit inattentif, dédain, qui vint se confronter à une âme reconnaissable. Les corps qui se bousculaient dans un violent choc. Pas même le temps de réfléchir que tu comprenais la personne que tu avais poussé. La douce et frêle épaule que t’esquivait à peine. Un regard en biais. Tu l’observais de la tête en bas. Les sourcils froncés, analysant les changements. Tu la regardais souvent, du coin de l’œil tu avais toujours eu tes ailes sur ses agissements, écartant finalement chaque garçon qui s’approchait d’elle. Tu avais eu le temps de remarquer sa taille qui s’était affinée, sa poitrine qui s’était raffermie. Mais jamais tu ne lui avais adressé la parole. Vous auriez pu, lorsqu’en soirées vos verres s’échangeaient, que les bières pongs confrontaient vos équipes. Vous auriez pu. Mais tu n’avais trouvé l’intérêt de lui parler, de savoir comment elle allait, réellement. Les photos Instagram où son sourire était toujours affiché au grand jour t’avaient suffi pour te dire qu’elle allait plutôt bien. Pourtant, aujourd’hui, tu ne pouvais t’empêcher d’insister ton regard dans le sien. Ses lèvres juteuses qui te rappelaient les premières nuits. « Une jolie fille seule n’est jamais bien en sécurité tu le sais ? » que tu lui disais déjà, retrouvant ton rôle protecteur et autoritaire d’autrefois. Elle avait toujours été l’enfant de tes jeux machiavéliques. Elle était toujours la gamine de tes fantasmes puérils.
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Millie Johnson
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Jeu 28 Juin - 18:15

did we really grow up ?

The taste of your lips
I'm on a ride
You're toxic I'm slippin' under
With a taste of a poison paradise
I'm addicted to you
Don't you know that you're toxic?


Quand vint l'astre du dimanche, tu étais déjà de sortie. Encore une nuit où tu étais réveillée de l'autre côté de la ville. Une nouvelle fois, croisa la lune et le soleil en rentrant chez toi. Une bonne nuit et un bonjour. Il t'avait proposé de te déposer devant ta maison mais tu avais refusé, tu ne voulais pas qu'il revienne vers toi un jour ou l'autre. Le temps te paru long, les secondes jouaient entre elles et prenaient leur temps. Chacune avait son moment de gloire à elle-même, chacune tenait la main à l'autre pour l'aider à briller durant cet instant. Tu t’ennuyais à marcher seule dans la ville endormie. Pour tuer l'ennui, tu sortis ton téléphone voulant appeler quelqu'un. Un moment d'hésitation, court mais bien présent. L'idée te vint à l'esprit, et tes fins doigts se mirent à taper sur le clavier de l'écran. L'objet vint se coller à ton oreille alors que ton chemin continuait lentement, la sonnerie fit rapidement remplacer par le son d'une voix qui te fait grandement sourire. La conversation commença et tu ne fis plus attention au reste. Cet homme sur la route, tu ne l'avais pas remarqué. Si tu savais ce qui allait arriver, tu aurais sans doute changer de côté en vitesse. Catastrophe, ce qui doit se passer se passa. Des cris sortant du téléphone, mais tu n’entendais rien. Seul l’appel de son regard, de son être résonnait dans ta tête. Le cœur serré, le regard fixé sur le traître d’Égypte, la voix bloquée par ce sentiment trop longtemps gardé. Tu n’arrivais pas à lever la main, même pour lui foutre une claque. Les souvenirs de l’ancien temps ne t'avaient jamais été autant rappelé que maintenant. Ces doux mouvements sur ta peau qui n’était qu’un enchaînement dans son piège. Tu n’y voyais rien si ce n’est que de vivre pour mourir dans ses flammes ardentes au contact de si belle peau de démon. Il était l’objet de tes rêves avant, devenu un cauchemar à présent. Pourtant, tu n’étais plus la gamine de seize ans fragile et traumatisée par sa vision d’horreur, maintenant, tes griffes  pointues étaient sorties. La proie était devenue prédateur. Tu t’amusais avec les gars comme on s’amusait de toi. La différence était que toi, tu ne faisais pas duré la torture un an, tu ne les laissais pas espérer d’un bel avenir à tes côtés. C’est ta vengeance personnelle, car tu savais que tu n’arriverais jamais a réellement te venger du passé. La lionne redevint un petit chaton quand Lucifer posa les yeux sur elle. Et malheureusement, la boucle bouclée ne l'était pas vraiment. - Oh, parce que tu me trouves jolie maintenant ? Qu'est ce que ça peut te faire que je me promène dehors toute seule ? Une question froide. Aucune faiblesse montrée à l'extérieur, alors qu'à l'intérieur, c'était l'alarme.


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Luzige Al Shakir
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Ven 29 Juin - 0:20

Elle était toujours la même, à tes yeux. De loin, malgré les bouteilles avalées et les garçons ramassés, elle était toujours la gamine de tes souvenirs. Celle que l’on pouvait briser d’un mouvement de doigt, qu’on l’on pouvait rendre heureuse par un sourire réciproque. Tu ne t’étais jamais demandé si tu avais été amoureux d’elle. Déjà à cette période-là tu étais trop concentré sur ton image, sur ton avenir. Elle semblait trop jeune, trop lisse pour une potentielle femme. Alors tu l’avais laissé, tout bonnement. Tu avais arrêté de tourner autour d’autres filles derrière son dos pour finalement afficher ton caractère charmeur à la vue de tous. A quelques secondes du sms envoyé. Tu n’avais pourtant jamais oublié vos après-midis au café, les passages à la librairie, les journées allongés sur l’herbe ou encore votre première fois. Tout était en mémoire, même son caractère juvénile. Tu riais, déjà. Ta main qui venait remettre en place une partie de ses cheveux derrière son lobe d’oreille, un doigt qui venait caresser un côté de de son cou. « Mais je t’ai toujours trouvé jolie Johnson ». Que tu lui répondais, sincèrement. Elle avait toujours eu ce côté chaton à protéger, douce, frêle ; elle était la fille que l’on voulait embêter. Au fur et à mesure, elle s’était transformée en une lionne fatale, enchaînant les tenues les plus valorisantes les unes que les autres. Tu ne regrettais pas son corps du passé, car finalement, la lionne avait, sous sa crinière de feu, toujours ce doux aspect d’amante. « Je ne voudrais pas que ton corps soit abîmé » que tu finissais, la main se décrochant de sa peau. Une gorgée d’eau. Le regard qui ne déviait pas celui de la blonde. Ne jamais perdre le contact, ne jamais se montrer intimider, montrer qui avait le pouvoir. « Alors, que faisais-tu ? » que tu demandais, sans même te douter que quelques heures plus tôt elle était dans les bras d’un autre. Cet autre que tu allais certainement retrouver et écarté de la princesse maudite. Il n’était pas tellement question qu’elle puisse une nouvelle fois succomber aux plaisirs d’un homme qui n’était pas toi. Cette jalousie possessive que tu n’arrivais à écarter de cette gamine que tu regardais comme étant toujours tienne.
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Millie Johnson
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Ven 29 Juin - 16:28

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The taste of your lips
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You're toxic I'm slippin' under
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Si seulement on pouvait effacer les moments du passé en train de défiler dans ton âme brisé. Toi, tu l’aimais comme un aveugle aime voir le jour du printemps s’élève dans le sublime ciel des astres. Il s’aimait à t’en faire souffrir. La fragilité de l’enfant abandonnée par ses deux parents l’avait attiré, doux parfum de tendresse enfantine. Il lui a porté attention, elle est tombé dans les flammes de la tentation. Ardent plaisir. Ton histoire à l’image tragique.  Assise sur le bord d’un banc, à discuter faussement joyeusement des sujets d’adolescents. Il avait suffit d’un détournement de regard pour que tout commencer. Rigoler, il te regardait. Passant un peu plus loin avec quelqu’un, tu rêvais de  lui la nuit. Le passage de sa peau encore présente dans tes lointains souvenirs, tu ne bouges pas. Le souffle irrégulier, le cœur battant pour ta survie. Comme si le toucher du démon était un danger, une contamination extérieur. Un virus. Cours, petite enfant, loin de cette sensation douce et toxique du poison doucement arrivant.  Arrête de me toucher comme si j’étais encore à toi,  longtemps déjà que tu as retourné le pas. Ta main vint lentement se poser sur sa joue, la caressant doucement. Un faux sourire sur ton visage fit son arrivée. Sa phrase, tu ne la supportais pas. S’il ne voulait pas que ton corps soit touché, les flèches pouvaient aller jusqu’à ton âme sans problème. C’était bien lui, après ces longues années, c’était toujours lui. Le sorcier, enchanteur des pharaons, assassin des passions. Ne t’inquiète pas, il s’est très bien occupé de moi. Le son de ta voix était plus sensuelle, l'envoyer s'imaginer ta soirée, c'était l'dée. Toujours les lèvres relevées, il n’avait pas assez bien garder son territoire et ça t’amusais. Ton passage sur sa peau continuait encore avant que la fin arrive à son tour. Tu insistais sur le « il », jouer pour s’énerver. Tu voulais lui montrer que tu t’en foutais de ses remarques alors que les larmes de l’enfant coulèrent en un torrent. Le rendre jaloux est un bien grand mot, il ne t’avait jamais regardé autrement étant une gamine. Non, jouer sur la corde sensible, continuer à te réveiller de l’autre côté de chez toi aux bras d’un autre gars, c’est la seule possibilité que tu as trouvé. Le jeu avait déjà commencé. Regard contre regard. Toucher contre toucher. À savoir qui allait gagner, et se faire couronner.
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Luzige Al Shakir
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Sam 30 Juin - 18:36

Elle essayait de répondre, avec tact. Elle avait, au-delà de la maturité, pris du répondant. Assez suffisamment pour raviver une once d’excitation chez toi. Si tu la voyais encore comme une gamine, douce et docile, petit à petit tu la voyais comme un potentiel de fatalité. Sa main qui venait toucher ta propre joue. Si elle pensait jouer un jeu, par les allers et retours de réflexion, en réalité, elle calquait un comportement que tu savais qu’elle ne saurait assumer. Ses phrases ne suivaient pas ses gestes. Elle ne savait toujours pas dans quoi elle s’emportait. « Que j’ai tourné le pas, peut-être, mais toi ? » demandais-tu, presque doucement, laissant planer un doute. Le regard en biais qui l’observait en généralité. Tes lèvres qui s’affinaient pour l’échapper un sourire qui ne resta cependant pas longtemps. Ses paroles qui évoquaient un probable amant d’un soir. Un autre. Lionne fatale qui écumait les prédateurs en dociles amants d’une nuit. Tu le savais, sans naïveté aucune. Ta main qui s’attardait sur son cou, dont ta poigne se raffermit à l’écoute de la blonde. « Il t’a touché ? » que tu demandais. Evidemment qu’il l’avait touché, elle aussi. Ta mâchoire qui se serrait. Ta bouche assoiffée, mais tu ne cherchais même pas à boire, tu ne t’abreuvais que de ses paroles, de ta curiosité maladive. « C’est qui ce pervers ? » tu savais qu’elle n’allait pas répondre à cette question. Elle devait se douter ce que tu ferais sans crainte à l’innocent. Ta poigne autour de son cou qui venait se décaler derrière, tout près de ses cheveux naissants. Tu la tirais vers toi. Comme si tu ne voulais plus qu’elle s’échappe. Ton intérêt pour elle n’avait jamais disparu. Jamais. Il s’était envolé dans un semblant d’ignorance, qui se masquait sous les jalousies et les possessivités à répétition. Et malgré toute la crasse par devant que tu lui faisais, ton attachement pour elle s’était toujours prouvée de protections par coups bas. Ta main qui vint se blottir dans ses cheveux, recherche d’attention. Ton regard qui se mêlait d’agressivité et de regrets. « Dis moi ». Tu l’a supplierai presque. T’épargner des heures de recherche auprès de tes proches pour savoir où elle était hier soir, avec qui. T’épargner ces heures qui t’éloignerait du moment où la même main qui maintenait Millie près de toi, viendrait s’abattre sur le fou qui avait osé s’approcher de ta lionne. Cette ex, cette première, que tu avais touché appeler chaton.
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Millie Johnson
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Dim 1 Juil - 19:53

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Tomber dans le vide, espérant trouver des trucs survivre. S’accrocher à un détail, une émotion pour guider la suite. Prochain chapitre. Feuille blanche. Tu savais que ce n’était pas toi qui répondait, seulement ta colère vive. Un trou noir dans une âme perdue. Les femmes et les enfants d’abord. Enfant du malheureux rencontre celui du démon de ses fantasmes. Liaison dangereuse. Aventureuse. Trop curieuse d’apprendre à aimer. Animée par la curiosité des baisers donnés. Revivre de ses difficultés. Réparer le reflet du miroir brisé. Devenir sa reine et lui le pharaon du monde. Illusion de l’enchanteur des pyramides du soleil passé. Dans les ténèbres de tes souffrances, il était la lumière du soleil brûlant de l’antiquité. « J’ai dû faire la même chose aussi, mais je n’aurais jamais voulu à avoir le faire. » Rare sincérité de tes paroles. C’était sortit tout seul. La petite Emilliana de seize ans voulait réagir alors que la lionne se rendit compte de son erreur. Tu essayas de faire comme si de rien n’était. Un faux sourire. Malicieux. Mystérieux. Pourtant il ne resta pas longtemps. Un autre toucher de la part de l’enfer des temples égyptiens. Tu quittais son regard pour que tes yeux se posent sur son bras. Tu n’arrivais pas à le regarder, de peur de revoir son visage de prédateur possessif qui hante ton hippocampe. Un instant. Tu fermas les yeux. Un instant. Tu retournas à ce moment. Le début de la fin. La naissance de la mort. Sa voix te demandait qui était cet personne. Tu ne répondais pas, tu n’arrivais même pas à savoir, tu ne voulais pas savoir. Tu protégeais celui que tu venais de quitter sans savoir pourquoi. Marre que le suiveur des colonies dirige ta vie. Marre qu’il agisse après toi, à l’éloigner les garçons des folles nuits en ta compagnie. Main charmeuse. Main baladeuse. Main merveilleuse. Un morceau de son être dans ta chevelure, comme un doux souffle sur ta nuque. Ne pas replonger dans les ténèbres où il en est le roi. Ou peut être jouer à l’entrée des portes. Pourquoi pas essayer. « Pourquoi je te dirais ? Qu’est ce que j’y gagnerais ? Si tu réussis à éloigner celui-là comme tout le monde le dit dans les couloirs, je ne ferais que danser devant un autre pour recommencer la roue que tu ne pourras sans doute jamais arrêter. » Ta main monta peu rapidement jusqu’à ses lèvres. Rage et sentiments d'enfant. N’arrivant pas encore à regarder ses yeux, ton regard n’était que sur cela. Elle s’envola après, quand tu levas enfin tes yeux sur leur double. Tu n’allais pas recommencer le manège des larmes, inverser le mécanisme peut être.
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Luzige Al Shakir
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Lun 2 Juil - 6:22

Elle avait toujours été sincère. Privilégiant l’honnêté dure aux mensonges simples. Tu avais toujours pris ça pour de la naïveté, de l’innocence. Elle ne savait pas qu’ainsi elle allait se faire manger dans le monde des requins auquel tu souhaitais appartenir. Un comportement bien différent qui vous séparait et qui avait finalement finit par vous séparer. Car ce n’était pas tant l’amour qui manquait, quand même bien tu l’aimais d’un amour particulier : possessif, dominant et maniaque. Mais bien un mode de vie similaire, des ambitions qui se croisaient. Alors que ta main était agrippée à sa joue, sans chercher à la bouger, tu l’écoutais, non sans surprise, confesser. « Si on pouvait tout contrôler, la vie ne serait qu’un long fleuve tranquille » que tu t’exprimais, presque poétiquement. Ironiquement tu semblais valoriser les aléas de la vie. Alors que tu étais l’homme qui tentait de contrôler au maximum sa vie, jusqu’à connaître les calories que tu mangeais en un repas. Maniaque du contrôle, tu ne voulais jamais te laisser surprendre. Et lorsque cela arrivait, tes cellules nerveuses semblaient se regrouper dans un mouvement protecteur. Un voile qui ne laissait transparaître aucune émotion, dans quelconque situation. Milie tentait de reprendre la main. Duel jeu de poker dont les émotions n’étaient pas de la partie. Pour autant, l’on pouvait lire des tentatives de camouflage de peur et d’émerveillement de la part de Millie et de frustration et de fantasme de ton côté. Vous étiez mauvais joueur lorsqu’il s’agissait de l’un et de l’autre. « Ne me défie pas Millie » que tu rétorquais. Elle savait que tu n’acceptais pas la défaite, que tu n’acceptais pas que les choses t’échappent, soient faciles. Et tu voyais bien qu’elle détournait le regard, un instant sur le sable, un autre sur tes lèvres. Tu profitais de l’occasion pour reprendre l’avantage, savourant son doigt qui glissait sur tes lèvres. « Le prochain devant lequel tu danseras sera moi » que tu lui imposais presque. Ta main accrochée à ses cheveux qui venait pousser son corps entier contre le tien. Tu voulais qu’elle sente ton cœur battre aussi fort. Si tu avais pensé ressentir autant d’émotions à ses côtés, tu l’aurais approché plus tôt. Mais le temps avait laissé ses traces, que le passé ne voulait laisser filer. Peut-être vous fallait-il toutes ces années. Peut-être fallait-il que tu te rendes compte qu’elle n’était plus la gamine d’antan. Ton front qui se collait contre le sien. Un souffle qui s’emmêlait à celui de la douce. Non tu ne cherchais pas à l’embrasser, pas aujourd’hui, ce serait trop simple. Tu cherchais juste à la déstabiliser, comprendre ce qui l’a ferait craquer.

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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Lun 2 Juil - 10:35

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Rage et milles couleurs. Jamais ne durait. Juste le positif et une pointe de négatif dans le lot de beauté. Ainsi va la vie pas vrai. Un dominant et un dominé. L'égalité tant chercher n'existe point dans ce monde. Pourquoi l'enfant reste autant près du grand méchant loup alors qu'elle sait qu'il va vouloir la dévorer pour son petit déjeuner. Liberté des chaînes cassées, il t'attaque à nouveau. Pourtant seul son regard change de direction, de mouvement. Ton être est divisé en deux. Chacun d'eux se disputent à la raison. Éternel ennemis réunis dans un même esprit. Toujours vouloir gagner la prochaine partie. Feu, flammes et sang. Comme un crachat lancé au grand âme de son corps. « Ma vie n'a jamais été facile, au contraire. Toujours une nuit de larmes, jamais de plaisir. Le résumé de ma vie en un mot. Je le sais depuis que je l'ai vu. Même ma naissance n'était pas voulu, je pourrais sauter dans la mer maintenant que ça ne changerait la vie de personne. Elle pensait que c'était son cas aussi, pourtant elle m'a donné sa malédiction. Elle coule dans mon sang. » Deux toi s’entre-tuaient. Deux peines. Déesse de la vengeance. Déesse de la souffrance. A vie amies. Si tu ne voulais pas lui dire, même lui en parler, c'était trop tard. Baissé de la rideau, la pièce est finie. Le personnage principal ne veut plus jouer. Trop fatigué de résister. Drapeau blanc durant un temps. Une pause dans l'espace. Rien qu'une n'allait pas tout modifié. Au moins l'espérer. Pleurer sur le passé. Dans les bras du démon. Tu voulais crier son nom comme pour la rappeler à la maison. Tu avais peur de courir sous la pluie depuis ce moment. Une larme en appelle son âme sœur. Alors que tu pensais recommencer ce que tu voulais, tu étais retombé bien plus bas qu'au début. L'espoir fait vivre. Ton espoir te fait mourir. « Que je ne te défie pas ? J'ai déjà presque tout perdu il y a bien longtemps alors laisser me jeter dans la gueule du loup puisque c'est ainsi les aléas de la vie. » Rancune et chanson. Douces mélodies venant jusqu'à ses tympans. Passé et futur, les opposés. Peut-on faire un futur avec son passé ? Crier jusqu'à ne plus avoir de voix. Se rapprocher avant de s’entremêler. Tu regrettais son manque d'attention, trop occupé à se souvenir des doux moments oubliant les plus marquants détruisant. « Comment tu peux en être autant sûr, pourquoi ne pas quitter mon chemin pour retrouver mieux au lieu de revenir sur tes pas ? » Tu ne pouvais pas t’imaginer le nombre de ses conquêtes à tous les temps de l'univers. Tu ne voulais pas, et c'était surtout ça. Sensation de tentation, aux armes. Les centimètres étaient à compter. Envoler dans la tempête de sable brûlant comme le corps du descendant. Poison dans l'air parcourant ton être, odeur de bonheur. Mensonge ou réalité. Rêver pour s'imaginer. Mais pourquoi attendre autant d'étés.  


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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Lun 2 Juil - 16:54

Son cœur qui semblait vouloir se protéger, avec difficulté cependant. Les confidences coulaient une à une. Tu les connaissais toutes. Des heures que vous aviez passé au téléphone lorsque vous ne pouviez pas vous voir, lorsqu’elle questionnait son présent et passé alors que tu regardais d’un autre œil les matchs de NBA. Tu connaissais les refrains par cœur. Ceux que tu trouvais tant ennuyeux. Tu ne t’étais jamais laissé aux états d’âme, subir ceux des autres avaient toujours été d’une souffrance exécrable. Tu soufflais, observant un instant l’eau douce. « Tu sais très bien que nous ne sommes pas nos parents… » que tu répondais, négligemment sans réellement saisir le mal-être de celle que tu convoitais. Tu n’avais jamais été bon pour rassurer, pour aider les autres, encore moins Millie. Tout le jeu de la blonde s’en était allé pour laisser placer à une honnêteté avouée, souhaitée. Un deuxième soupir, tu caressais la courbe de son cou, seul moyen que tu trouvais pour apaiser les tensions qui semblaient la faire vivre. « Tu dis que tu as tout perdu ? Et les amies que tu t’es faites ? J’ai bien vu ces filles avec qui tu traînais tout le temps. Tu ne crois pas qu’elles te veulent du bien elles ? » lorsque le jeu devenait inintéressant pour toi, tu commençais à perdre ta patience, ton sang-froid. La bouteille que tu calais entre tes lèvres. Flux d’eau, s’hydrater pour penser à autre chose que les malheurs qui s’abattaient de la gorge de Millie. Ton corps se détachait un peu d’elle. Ta main qui gardait tout de même une attache à la sienne. Parce que tout ce que tu avais appris en ces années à ses côtés, c’est que le contact humain était parfois bien plutôt essentiel que des paroles. Tu l’incitais à venir marcher à tes côtés, près de l’eau naissant. Chercher une autre occupation que celle de l’écouter. Elle était finalement restée cette gamine pleine de remords et de regrets, inquiète de l’avenir face à un passé turbulent. « Pour ne pas trouver mieux ? » que tu répétais, la regardant presque ahuri. Et les seuls mots, sincères, que tu trouvais à répondre pour balayer ses humeurs noires furent « Ne crois-tu pas que j’ai essayé ? Je t’ai quitté en croyant avoir trouvé mieux. Mais - » quoi que tu n’arrivais pas à finir ta phrase. Les confessions qui n’arrivaient pas à se faire, alors que le cœur y était. Les baskets que tu quittais afin de mouiller tes pieds dans l’eau. Tu te détachais complètement d’elle, cette fois-ci. Ton corps qui se crispait. Ton corps qui la voulait sans complexe. Là, maintenant. Tes envies qui étaient toujours en décalé aux siennes.
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MessageSujet: Re: did we really grow up? (lullie)    Lun 2 Juil - 19:03

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Rien ne sert de faire des enfants si c’est pour les abandonner au fil du temps. Autant jeter l’enfant à la naissance plutôt que lui donner l’espérance. Tu étais trop émotive, millie. Tu l’as toujours été. Tu essayais de te cacher sous un masque pour tout recommencer. Comme si un surnom pouvait tout effacer. Trop facile la vie. Une véritable drama queen aux yeux de l’autre. Peut-être le changement de comportement. Tu n’étais pas stable. Depuis longtemps, la peine se mêle à l’haine sans raison sauf celle de se livrer. Ce qui était dit, était dit. Le bouton revenir n’existait pas dans la réalité. De toute façon, faudrait revenir trop long dans le passé. « Je le sais. Je le sais d’autant que je respire encore et que l’air vient toujours à mes poumons. » Tendresse et douceur envolé. À trouver bien cacher. Tu n’espérais rien de sa part, pas un mot pour te rassurer ou autre. Mais bizarrement, tu aurais voulu une chose. Peut être qu’il te fasse oublier tes mots au lieu de continuer sur ta lancer. Capricieuse gamine qui ne pensait qu’à elle-même pour combler le mur brisé par les coups de feu passés. La lionne avait déjà baisser sa garde et était redevenue un pauvre chaton sans raison. « J’ai dis presque. Je sais que j’ai des amies. Il y a même des jours où j’arrive à oublier le reste en rigolant à leurs côtés. J’ai besoin d’elles toutes pour réussir à continuer de me réveiller le matin. » Le vent du matin soufflait une nouvelle fois sur ta nuque alors que la main du temps égyptien se déplaçait autre part que son parcours du moment. Tenir la tienne. Alors que l'espace entre vous deux se multiplia, il en profita pour faire autre chose. Toi qui ne faisais que rentrer chez toi après une nuit en bonne compagnie, te voilà en train de parler et de te promener avec celui qui représentait, il y a encore quelque minutes, ton enfer. « Pour trouver mieux, oui. Pour trouver une femme ou un homme, j'en sais rien et je m'en fous, qui pourrait enfin être à la hauteur du grand Luzige Al Shakir. » Première fois que tu réussissais à redire son nom, comme une épreuve franchit après tant d'années écoulées. Où sont les médailles ? L'heure était aux non-dits. Réservation à la vérité. « Mais ? C'est ton frère l'acteur je crois bien alors arrête de garder le suspens comme si c'était impossible que le reste sorte un jour de ta bouche. » Tu regardais l'horizon, les pieds dans le sable mouillé et les chaussures posées plus loin. Les bras croisés sur ta poitrine. L'eau en contact avec le plus bas de ton corps. La plage te semblait si vide mais les cœurs si pleins.


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