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 death with dignity (adilly)

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Billy Osborn
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je suis à Providence depuis le : 05/04/2018 et j'ai rendu : 724

MessageSujet: death with dignity (adilly)    Lun 11 Juin - 18:16


a d i l l y

Morceaux de soleil s’attroupant sur sa peau, elle tend le bras, Billy, sous les écrans suspendus au plafond, la voix-off étouffant les voyageurs entres deux allées, les valises prises dans une danse spectaculaire. Elle voit le vol vers Cardiff disparaître sous la ligne pixelisée, on dirait qu’elle fixe le sol dans l’espèce d’entre-deux bizarre entre arrivée et départ, mais vraiment elle regarde ses pensées s’accumuler au fond de sa tête dans un carnage sans nom. Y a un gamin qui lui rentre dedans et Billy peine à le réceptionner, elle lui fait un sourire à moitié coincé sur ses joues, ses lunettes plantées sur le sommet de son crâne diffusant le film terrifiant de l’aéroport, sorte de monstre de fiction, mais une fois en face à face, Billy sait pertinemment que c’est un amas de conneries.

Elle l’a raté. Pas exactement raté c’était un calcul facile puisqu’elle avait déjà le résultat en tête, en fait elle l’a vu attendre sur un fauteuil avec les genoux qui rebondissaient nerveusement, Billy. Il a regardé plusieurs fois son portable et parfois l’horloge, deux moyens d’avoir l’heure sous les yeux, elle pensait et puis au milieu des têtes quand il s’est levé plus tard pour enlacer quelqu’un elle s’est éloignée, pas compliqué de se perdre au milieu des gens qui voulaient se quitter.
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Adan Rogers-Morris
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mer 13 Juin - 0:09

You're a poison and I know that is the truth
You keep dreaming and dark scheming

Il était parti aussi vite qu’il était arrivé. Pourtant cinq ans auraient pu vous suffire. Mais non. Des années d’enfance et d’adolescence loin des uns et des autres. Philéas n’était pas resté, un rendez-vous qu’il avait dit. Vous laissant tous les deux sortir de la voiture. Te laissant, seul, avec tes émotions. Il ne pouvait pas partir, une nouvelle fois. Les étés où il repartait avec ses parents, alors que la cabane n’avait pas fini de construire. Ici, les étés allaient être faits de relations non terminées. Tu voyais bien qu’il voulait vite en finir, que ses yeux étaient rivés sur un portable qui recevait que quelques messages anodins. Vous ne discutiez pas trop, vous aviez déjà tous dit, tous les trois, autour d’un whisky. De dernières promesses que vous n’alliez pas tenir, comme à chaque fois. Amèrement tu le laissais partir, d’une dernière étreinte. Tu n’osais pleurer. Tu savais bien que t’en étais capable, mais tu ne voulais pas qu’il culpabilise, une énième fois. Alors tu partis rapidement, un peu avant tous les adieux collectifs. Les difficultés à échapper à la foule. Les difficultés à retenir des émotions. Mais facilités à précipiter les pas. Le regard fixe, qui s’en allait dans une unique direction ; la sortie. Puis. Puis il y avait elle. Sans te demander ce qu’elle faisait là, si elle avait cherché à lui en dissuader, tu attrapas son bras. Tu pouvais la reconnaître parmi milles. Sa silhouette que tu avais que trop bien connu. Ses cheveux batailles. « Qu’est-ce que tu lui as dis ? » tu criais déjà. Les sourcils froncés. La rage était à peine étouffée. Et les passants, curieux mais avant tout outragés, s’arrêtait quelques secondes observer la colère qui montait en toi. Colère qui tu n’avais réussi à dévaler sur celui qui t’avait abandonné, une nouvelle fois. Alors il ne pouvait y avoir qu’elle, venue comme un cadeau délivré, qui pourrait venir ternir ta journée bien sombre, qui pourrait te faire extérioriser, finalement, tes démons du passé.
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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mer 13 Juin - 17:20


Son coeur s’est détaché de ses remparts, il flotte au milieu, veut échapper par sa bouche, naufragé il ne cherche depuis tout à l’heure qu’à s’évader en franchissant les portes automatiques, cadre métallique sous les yeux de Billy depuis deux bonnes minutes. Elle ignore pourquoi dans l’articulation de la foule elle peine à s’empêcher d’imaginer Glendower entre les couples enlacés, les mains serrées si fort, la peau rougissant, elle n’y a pas pensé ou bien y a donné une part d’ordinaire qu’elle ne parvient pas à nier, et pourquoi le faire, il n’y a pas si longtemps elle pouvait encore se demander pourquoi l’écart entre leurs visages n’avait pas franchement de sens, pourquoi elle avait accepté son dernier mot de vive voix sans broncher.

Maintenant, les loups étaient lâchés autour d’elle, une fois l’eau évacuée de son corps elle commencerait à ressentir la pression de leur solitude dans les pièces vides de sa tête, là où elle aura autorisé Felix a entrer, prendre, donner, reprendre, voler. Puis dans le dédale des voyageurs, Billy capte sa présence et un bout du ciel vient s’écraser sur sa joue, il est allumé, guirlande abîmée sur tous les contours de son visage, elle joint ses mains, nerveuse, c’est seulement quand il y met sa force qu’elle vrille, reconnait sa place dans le décor. « Tu me fais mal Ad-. » Leurs jambes se calibrent mal, Billy le tire plus loin, près des fauteuils désertés par un avion de plus envolé. Sa voix ne perçait pas l’espace à sa manière, elle était pas en colère, non, elle l’était pas. « Le vol... Regarde le vol est plus affiché. »
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Adan Rogers-Morris
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Jeu 21 Juin - 2:00

I don't know what the hell you gonna do when your look start depleting and your friends all start leaving
I feel like I'm drowning

La main attachée à son bras, la poigne trop forte, sûrement. Tu ne maîtrisais déjà plus rien. Elle avait été le premier regard que tu avais croisé après son départ. Et déjà tu ressentais son absence, la gorge nouée lorsqu’il retrouverait son père. Tu ne soufflais plus, ton visage qui affichait des couleurs rougeâtres. Tu ne relevais pas ce qu’elle te disait. Tu avais déjà oublié que tu pouvais lui faire du mal, qu’elle pouvait ressentir quelque chose. Des forces, des faiblesses. Ton corps qui suivait le sien, la main qui restait accroché, un instant, avant qu’elle ne vienne s’envoler en l’air. Des gestes qui venaient illustrer tes paroles. « Bien sûr qu’il n’est plus affiché, il est parti ! » que tu aboyais. Vous aviez beau vous être décalés de la foule, éloignés des esprits curieux, quelques-uns persistaient à observer la scène sous les yeux. Personne n’aurait pu comprendre. Car toi-même ne comprenait pas la haine persistante envers cette femme que tu avais tant apprécié. Des mois de soutien, des mois finalement de rires et d’espoirs, qui étaient partis dans une envolée. Fracassante. Tu avais voulu la supprimer de ta vie avant qu’elle n’apparaisse dans celle de ton meilleur ami. Celui qui comptait le plus pour toi, avec Philéas. Tu observais rapidement un avion s’envoler. Félix n’était certainement pas dans celui-ci, mais tes yeux se mouillaient, à l’image de ton ami en train d’embarquer. La tête qui se baissait un instant. « Pourquoi ? pourquoi tu l’as approché ? » que tu la réprimais, des mois durant où tu ne lui avais pas adressé un mot. Félix ne t’avait jamais explicitement parlé d’elle, tu ne les avais pas non plus remarqués ensemble. Mais tu savais, par des biais de rumeurs qu’elle était forcément la cause d’un départ soudain. Un regard noir, un vol devant les yeux. Tu t’empêchais de pleurer. Tu t’empêchais de montrer tes faiblesses devant elle, que tu avais des émotions. Et que, finalement, ce n’était pas à elle que tu en voulais, mais au destin qui te séparait de ton meilleur ami, de ton soutien. Et le destin, tu ne pouvais pas l’attaquer, alors qu’elle, elle était la proie facile sur laquelle crier.
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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Lun 25 Juin - 0:06

« Mais j’y suis pas allée! » Les amants maudits dont les regards se croisent, l’argile recouvrant leurs corps, le dernier rempart, leurs mains presque liées, elle avait pas voulu de ce décor Billy, ça leur ressemblait pas, elle était pas dans ce cercle protégé où les regards d’Adan percent, peuvent rassurer Felix d’un battement de cils, où les voix se mélangent à force, les habitudes se creusent en marques sous les iris, mais elle pouvait voir. Voir petit à petit les veines de son visage ressortir, ses gestes, bruts, fendre l’air comme pour la couper en deux, et c’est vrai, pendant un instant ça ne l’aurait pas dérangée d’être réduite en cendres, là, de rester à cet endroit précis où elle avait eu sa dernière image de Felix Glendower, parce que c’était sur le moment quand les poumons sont remplis d’une fumée noire tout droit sortie d’une reproduction de Pompéi et, quand il y a ce lien tacite entre les chairs, là, sous les couches de peau sans qu’on n’y puisse rien faire. 

Seulement voilà, elle avait crié de toutes ses forces, de nouveau, catapulté les regards sur eux, sans empêcher le cinéma laborieux de se poursuivre, les gens de se bousculer, certains noués à la gorge, certains perdus, se débattant avec leurs fringues, leurs téléphones ou leurs gosses, d’autres dégoulinant par endroits de craintes, de déceptions. Billy prenant ses couleurs, comme s’ils partageaient une même palette teintée de toutes les douleurs possibles. « J’ai pas réussi, d’accord? J’me suis dégonflée. »
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Adan Rogers-Morris
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mar 26 Juin - 3:06

Il y avait un avant et un après à tout. Un avant où l’on est toujours plus ou moins fasciné et angoissé, pessimiste et rempli d’espoirs. Cet avant où l’on est ouvert à toute expérience. Encore vierge de douleurs. On se dit que cette fois-ci, ça va bien se passer, que l’on ne va pas avoir mal. Que ce n’est pas possible, une rencontre comme ça. Et puis, il y a l’après, transformé par les pleurs et les cris. Les nuits sombres qui se remplissent de pages déchirées et d’alcool qu’on n’aime même pas boire. Et c’était un peu ça, vous deux. Vous ne vous étiez jamais réellement apprivoisé ce qui faisait que, finalement, vous aviez toujours eu du mal à vous comprendre, à cerner l’autre à l’avance. Et ni sa réaction excessive d’il y a quelques années, et ni la tienne d’il y a quelques secondes, ne pouvaient être prévues par l’autre. L’après vous avait déchiré de remords et de frustrations. Vous n’étiez jamais passés  au-dessus, préférant amasser les injures. « C’est mon meilleur ami Billy » que tu répondais, tentant cette fois-ci de ne pas crier. Ta voix pourtant qui portait, qui prenait toujours autant d’ampleur dans ce brouhaha collectif. « Tu sais ce que c’est un meilleur ami ? » que tu demandais sans même chercher de réponse, te disant qu’elle ne savait pas, de toute évidence. « C’est quelqu’un qu’on aime et qu’on protège » tu continuais, sans jamais t’arrêter. On pouvait lire sur les traits de ton visage la haine. Tu puais la colère excessive et inappropriée. « Et je veux pas qu’une fille comme toi l’approche, d’accord ? » tu levais la main, sans même t’en apercevoir. Ombre d’une violence passée, toujours en mémoire. La lèvre inférieure que tu mordais, presque honteux. Tu secouais la tête de gauche à droite. Finalement, lui parler servait à rien. Vous n’alliez pas vous écoutez. Et c’est à travers cette remarque que tu compris pourquoi Ilse et Billy étaient aussi proches : elles étaient toutes les deux aussi fermées d’esprit. Autant que toi. Fermés dans vos égoïsmes émotionnels. Remarque fautive, que tu te jetais à toi-même. La mettant dans le même sac que toi, sans comprendre qu’elle n’avait jamais cherché à empirer votre situation, que Billy avait toujours été là, non loin, de toi et de tes démons.
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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mar 26 Juin - 23:22


« D'accord. » Affirmation née après toutes les équations, seul un rectangle de soleil s’est écrasé sous les yeux de Billy, elle l’a suivi davantage en consolation et parce que les voix de tous les autres désespérés ne couvraient pas celle d’Adan. Pour l’avoir vu échapper aux tristesses, elle savait reconnaître celle mêlée d’orages et d’une liqueur trop amère pour l’avaler en une fois mais pour autant elle ne pouvait pas tendre la main qu’il espérait saisir. Car il couperait aussi tôt le parcours éreinté du sang dans les veines pour l’enserrer et l’interrompre, elle dont le contact finissait par tout enflammer, si elle partait alors elle cassait le fil déjà fragile reliant les deux amis, elle ne lui dirait pas qu’elle avait été là pendant les adieux, ces pas hésitants l'un vers l'autre, la pression de leurs bras tentant de s'accrocher. Billy, elle ne pourrait décemment pas arracher un autre des nerfs gardant son idéal en place. Elle eut ensuite le sentiment étrange d’être la raison de leur séparation, peut-être qu’il portait trop de larmes en arrière-plan, qu’au fond parler trop fort ne faisait que renforcer cette impression. Billy, elle lève les mains comme si elle voulait l’attraper, l’envelopper, l’empêcher de recevoir des balles fictives, mais plus il parlait, articulait la détente qu’elle avait laissé sans sécurité devant lui, plus ses traits se décomposaient, à force, elle retenait toutes ses phrases au fond de sa gorge, quitte à ce que ça l’étouffe... Alors elle balbutiait, « C’était toi mon meilleur ami. T’étais mon meilleur ami, c’était toi, le mien alors j'suis pas conne à un moment je... » Écart monumental, regard détourné comme une baffe évitée, souffle coupé, pas le temps de se mettre à penser à Felix, agiter plus qu'il n'en faut les points irrités sur sa poitrine. Sauf que ça suffit pas. « Mais t'es pas tout seul, ouvre les yeux, Adan. » Ça dégouline sur sa joue, revers de la main presque s'écrasant contre la figure, honteuse, elle est honteuse.


Dernière édition par Billy Osborn le Sam 30 Juin - 0:26, édité 1 fois
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Adan Rogers-Morris
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Ven 29 Juin - 1:07


B- And now you're punishing me? Over and over because I dared to take things into my own hands?
because I recognised the spiral I was falling into and I went and did something about it?
And all that does is make you angry. What... what pisses you off so much?
A- I was putting you first. The thing that I needed was you
AMBIANCE

Tu ne contrôlais plus rien. Ta nostalgie d’un amour passé. Ton deuil d’une amitié frustrée. Ton attirance pour ce garçon d’ailleurs. Ton chagrin de perdre un à un tes meilleurs amis. Tu savais qu’à chaque fois que Félix partait, il était plus qu’à moitié là. Eloigné dans ces terres particulières. Si l’idée de retrouver son père mourant était suffisamment forte pour accepter son départ, les débris qui tournaient autour ne semblaient se consolider. Billy qui se retrouvait sur ton chemin. Sans la force des choses. C’était même avec une facilité étrange que le duo s’était construit, laissant un toi dans l’incompréhension, suivant de loin l’intruse. Si tu avais toujours surveillé ses gestes, par habitude, par amour, tu avais davantage abandonné toute responsabilité. Et ses larmes te frappaient. Signe d’une relation incomplète, qui se déchirait par cris et violences. Quand bien même l’on pouvait parler de relation, dans un rapport si conflictuel et haineux.  Les coups qui tombaient un à un, sans même que tu te protèges d’un bouclier distancier, froid et arrogant. Tu étais là, comprenant presque. T’es pas tout seul que tu te répétais, encore et encore. Egoïsme de sentiments et de peurs. Réactions similaires à toutes tes relations. « C’était.. » que tu reprenais, la voix flottant en l’air. Tu avais soudainement retrouvé un calme apparent. La main tremblait toujours pour autant. Cette dernière que tu venais masquer dans un pantalon coloré. Le regard qui déviait celui de l’ancienne. « J’aurais pas dû venir te voir, on était très bien chacun de notre côté » que tu commençais, en roulant des yeux. Tes cils qui commençaient à se mouiller d’angoisse intense. « Enfin, on essaye » Un pas en avant, sur le côté, prêt à partir. T’aurais jamais dû. T’aurais dû laisser tasser. Comme à chaque fois. Ton autre main qui se secouait, venant vous montrer respectivement du doigt. « C’est juste que ça là, c’est au dessus de moi » tu évoquais le fait de discuter simplement, le fait qu’elle allait certainement rejoindre ton meilleur ami sans que tu ne puisses rien faire ou encore le fait que rien nous pourrait revenir comme avant. Rien ne se réparait chez les femmes que tu avais aimées. Comme si une ombre maudite de destruction finale flottait autour d’elles. Un seul essai, l’ultime. Aucun droit à l’erreur. Pas de recommencement possible pour ces protectrices.
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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Sam 30 Juin - 1:10


Il parlait d’elle avec la vision d’un astronaute sur une galaxie en détresse, les astéroïdes prêts à ravager les cercles parfaits d’une planète. Billy elle pouvait que suivre les mouvements de ses mains, des conversations comme celle-ci elle en avait eu très peu, parce que lâchement elle les évitait, dès qu’il s’agissait de s’exprimer, elle évitait. C’était ça ou la catastrophe, le flot de choses qu’on a envie de dire mais sur lequel la plupart des gens ont le contrôle parce que c’est dans les livres que les véritables discussions se transcrivent, après réécriture sur réécriture. Et là, elle pouvait pas se préparer Billy, forcément elle ferait péter un vaisseau que ce soit dans les veines d’Adan ou dans le voyage spatio-temporel intérieur s’opérant dans sa tête, à ce moment précis. Elle avait le choix entre se concentrer sur ça ou sur le carré de chaleur sur son épaule, celui qui se vent réconfortant mais qui l’est pas du tout, qui donne envie de descendre une bouteille de whisky. C’est vrai qu’avec de l’alcool dans le système elle devenait convaincante dans le genre: Désolée, excuse-moi c’est plus fort que moi en fait je voulais pas te faire du mal, non, pas du tout, pas du tout Adan, parce que t’étais trop pour moi t’étais beaucoup trop comme un éclat de lumière au milieu d’un tunnel, tu sais pas trop dans quelle direction tu dois courir mais tu le fais quand même et regarde, y a des baffes qui se perdent, tu devrais me frapper, vraiment tu devrais le faire, on serait quittes?  « Tu comptes faire ça jusque quand? J't'ai fait quoi Adan! J'suis quel genre de fille? Quel genre? »  Maintenant, Billy, l’étoile morte et rouge, rouge son visage, les dessins de ses lèvres, le creux de ses paupières, rouge, elle a eu le mauvais souvenir au mauvais moment sans avoir pour autant l’élan d’honnêteté, tous ses dialogues passaient huit fois dans sa bouche avant de sortir quitte à ce qu’elle se torde la langue, encore et encore. Adan il croit que son personnage revient comme un boomerang, agresser, terrasser à répétition mais ça a rien à voir en vrai, elle est fatiguée, ça se limite à ça, la ligne fine entre amour et haine.
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Adan Rogers-Morris
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mar 3 Juil - 4:00


I'm just calling to tell you how sorry I am for all the trouble that I've caused you.
I will always love you.
AMBIANCE

Des regards qui se croisaient. Des inconnus qui vous observaient au tournant. Une comédie. Tu détestais encore plus le monde d’être en spectacle, votre intimité si dévoilée. Des mois qu’aucune parole ne s’était échangée, pour finalement, à l’image des aventures des Kadarshian, les pires révélations soient faites en public. Un soupir. Tu n’arrivais même plus à suivre votre conversation. L’esprit qui se fatiguait, qui pensait un instant à Félix dans l’avion. Tu pensais aussi à son père, un peu, dont l’état était finalement bien plus grave que celui qui vous liait avec Billy. Les émotions qui l’emportaient tout de même, les voix qui se brisaient. Des confessions que vous n’aviez osées échangées depuis longtemps. Depuis toujours. « Le genre à mettre de côté ton meilleur ami. Celui qui était prêt à tout pour toi, à tout. Parce qu’il t’aimait ». Tu l’avais toujours aimé, d’un amour fraternel. Cette amitié indispensable, oxygène du cœur qui ne battait désormais plus. C’était à Billy que tu pensais, lorsque tu avais besoin de douceur et d’épaule sur laquelle se poser lorsque déjà, ta romance idyllique c’était terminée. Nyla n’avait jamais pu remplacer l’amie qui avait toujours tant compter à tes yeux. Nyla c’était quand même différent, que tu chassais les idées ambigües de l’esprit. « Tu m’as laissé ! Alors que j’avais encore besoin de toi, alors que j’ai besoin de toi maintenant » que tu lâchais, la voix qui s’emportait dans les aigües. Les larmes qui tombaient sans que tu n’ais pu l’apercevoir. Le ventre noué. L’avant-bras qui venait chasser l’eau de ton visage. Tu grognais de t’être autant ouvert à elle. Nombreuses fois qu’elle te voyait si faible. Tu voulais partir. Oublier. Tu rêvais même d’un cognac. Mais ton corps ne bougeait plus. Statue. Attente. Ruissellement.
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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: death with dignity (adilly)    Mer 4 Juil - 0:45


Had a picture of you sittin' on the dash in the car with me
Now it's in my closet with the other ones sittin' in a box
I don't wanna open up
AMBIANCE



Parfois se retourner dans son lit et remarquer l’espace vide, non pas d’une partie vitale mais d’un dessin particulier appartenant à l’intimité frappe, vers trois heures quand les yeux sont lourds d’un poids trop familier, Billy se surprend à penser à Adan, se rappelant son absence dans sa vie, quelqu’un qui savait tout d’elle jusque pouvoir se glisser sous sa peau sans problème, connaissant les déformations de son regard sous les courtes tragédies de leur vie d’adulte. Il lui semblait absurde que cette personne ne soit plus là, car pour Billy, Adan n’avait pas à disparaître de ce schéma atroce et désamorcé trop tôt, il n’y avait rien de plus cruel que de le savoir encore perturbé, là devant elle aujourd’hui. Ses doigts auraient pu enfoncer sa peau plus profond pour le garçon auquel elle s’était accrochée sans vergogne, lui sauvegardé dans sa mémoire comme un dernier espoir bien trop frais, une cicatrice jeune et embaumée d’anesthésiant et de fil, rouge, puis plus claire, elle, et lui, oui, pensaient à Felix au plus clair de la surface, c’était sous les couches de l’épiderme que tout commençait à remonter comme les mots échappaient à Adan. Billy suivait mal, ses yeux se hâtaient à gauche, à droite pour suivre le match de tennis soigneusement, entendre gémir les deux parties de terrain. « Adan- » Bras levé, retombé, dans un mouvement robotique, sur le coup dopé à la trouille et doigts s’écartant pour l’atteindre mais, ils chutent, retrouve ses reins qui ne demandent qu’à lâcher tout comme le reste de son organisme dans l’énième turbulence, Billy se décale pour cacher le visage du loup du reste du monde. Elle arrive pas à se porter jusque là où leur air se mêle, elle croise ses yeux, aussi humides que les siens, y a des mots qui s’coincent à la sortie de sa bouche, elle le sait bien. « J'vais y aller. »
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