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 la pilule du bonheur (Ilse)

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Ilse Aliegheri
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Dim 22 Juil - 0:01

L’angoisse juste sous la peau qui démange, mais c’est comme les boutons de moustique, il ne faut pas y toucher, si on gratte ça empire, la salive de la bête se répand sous l’épiderme. On n’y touche pas, faut pas. Ça passe avec le temps et une lotion apaisante.
Ah mais non, Ilse, tu vas apprendre quelque chose ce soir : la comparaison est bête, l’angoisse n’a rien à voir avec ce qui défigure les membres des vacanciers, rien à voir, ça ne passe pas. Ça ne passe pas en regardant ailleurs en sifflotant.
« Et après ? » Il y aura toujours cet après, l’évolution du bouton à soigner et si tu grattes avec tes ongles sales, il y a des chances que ça s’infecte. Il y aura toujours l’après, ça ne sera jamais fini Ilse, sauf si t’attends assez longtemps pour qu’une main étrangère referme tes paupières sur le plus long sommeil.

Ça n’est pas juste de reporter ses peurs sur Rebecca. Rebecca était là, elle l’est toujours avec son air chamboulé, mais sa silhouette a acquis de plus en plus de consistance, maintenant l’ombre de Rebecca est plus grande sur le mur, et l’ampoule baigne doucement son visage d’une eau d’or. Ilse voudrait glisser le long de ce fleuve-ci, y mettre la tête, nager, s’enivrer du liquide pour ne jamais avoir à remonter à la surface. Oh, elle aimerait être saoule, pour ce soir ce serait plus facile, mais à la place elle renverse sa figure en arrière et cherche à s’oublier.
« T’es encore plus jolie, comme ça avec cette lumière. »
Et puis il faut revenir, regarder droit devant, droit devant les ombres gigotent un peu, mais pas beaucoup. La situation n’a pas évolué.
« C’est moi. Je merde tout le temps. » Voilà, c’est dit et c’était pas si dur, il suffisait de se poser, de contempler les choses de face et de loin, et repérer qu’à chaque fois, la même constante a fait sauter tout le système. Elle s’agite, secoue doucement la tête. « Tu savais pour… oh et puis non, laisse tomber, aucune importance. Je sais pas ce que j’ai, j’aurais envie d’une cigarette, là. »

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Rebecca Parker
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Mar 31 Juil - 0:51

« Je sais pas, je me suis pas posé la question. » Rebecca avait ce côté animal assez primaire, elle cherchait un élan de chaleur quand l’air de la pièce était froid à cause de la clim, elle cherchait un regard à croiser quand tous les autres se dérobaient dans les transports. Rebecca s’entêtait à vouloir survivre dans une optique où la plupart d’entre nous se contentaient de suivre le fil peu docile de leur existence. Rebecca traitait l’information d’aujourd’hui avec méfiance, elle savait qu’il fallait à tout prix se reposer sur l’avis médical mais d’instinct, elle avait voulu préserver son corps et elle avait rapproché tous les tissus de ses os, comme s’ils auraient pu pendant une seconde faire barrière.



Elle se serait noyée de médicaments, si ça avait été la réponse mais dans le vif du sujet elle s’était mise à sourire à Ilse, pour appuyer sa question, jouer de son charisme, elle qui comptait sur ses expressions, pour se donner du crédit, les articulations de son corps pour convaincre plus, donner plus. Elle était terrifiée d’en perdre le contrôle, la terreur allait de paire avec la survie, le premier choc critique entre les changements imprévus.



Ça y est, elle avait reçu le coup de téléphone que personne ne voulait recevoir, elle se disait, ça allait être la fin, ça allait aller de pire en pire. Cependant, Ilse face à elle, Rebecca avait battu des cils, fébrile, elle s’était reprise, Ilse ralentissait les débandades à l’intérieur de sa poitrine. Ilse, elle, se décompose, elle sent son amie devenir gris, gris plus clair, crème, et toutes les teintes en dessous. Rebecca garde cet oeil curieux, quoiqu’il est maintenant inquiet. « Il faut que tu me parles, franchement ça peut être con, vouloir rien dire, je m’en fiche vraiment, si tu me parles pas, j’vais exploser! »

Elle avait exagéré Rebecca, parce qu’elle était un de ces anges de marbre à l’extérieur sans aucun signe de défaillance, elle voulait soulager Ilse, qu’elle crève l’abcès, tout de suite.

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Ilse Aliegheri
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Dim 5 Aoû - 9:32

Leurs peaux sont encore jeunes, le temps coule dessus comme de l’eau, alors ce n’est pas grave que d’en perdre un petit peu, de le laisser passer sans rien dire et rien faire, en attendant que les choses changent et que reviennent des jours où il sera plus supportable de respirer. C’est ce qu’Ilse fait, mais une minuscule voix venue des profondeurs lui souffle parfois qu’il ne pourra pas toujours en être ainsi, parce que viendra un âge où le temps lui manquera, où chaque minute risque d’être précieuse pour construire quelque chose, histoire d’avoir mené une vie qui ait du sens ?
Pour le moment elles ont des peaux de soie marquées encore par rien, si ce n’est en dessous, là où s’impriment les cicatrices les plus pénibles que les médecins ne voient pas. Et puis l’été est un sirop, une liqueur douce qui incite à attendre et accepter les évènements, alors c’est ce qu’elles font, Ilse opine mécaniquement du chef et elles attendent, elles saisissent ce qui vient.
Ce qui ne vient pas, ce sont les mots ; le sirop est gluant, il coule mal dans la gorge, ce qui en sort s’en extirpe au hasard, ce n’est pas très heureux, au moins ça sort et ça suffit à repousser la couverture angoissante du silence. Le silence, lui aussi, se combine aux pensées pour serrer la trachée. Ilse aimerait bien qu’autre chose parte explorer ses veines, du tabac par exemple, mais au fait, ce ne serait qu’un mensonge, quelques minutes volées à la sensation de vide – et puis de toute façon, elle a les deux mains mortes, et aucune énergie pour se lever, remuer, prendre n’importe quoi.
« Okay. Euh… Je ne sais jamais quoi dire, au fait. » Le sursaut de Beck lui a paru être un cri d’appel à l’aide, faut qu’elle parle, faut qu’elle parle, faut repousser la couverture qui menace de les étouffer, seulement les mots ne viennent jamais, jamais.
« Je suis désolée, m’en veux pas… il y a trop de questions qui tournent en ce moment là-haut, et j’arrive pas à les mettre au clair et à les poser aux autres. J’ai pas réussi à discuter avec Adan… ni à dire à ma mère que je ne veux pas rentrer à la maison cet été… et j’arrive pas à t’être utile en quoi que ce soit. »
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Rebecca Parker
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Dim 12 Aoû - 19:18


Elle en voulait pas à Ilse, elle comprenait, elle comprendrait toujours le fort des enfants, dressé jusque leur imagination quand ils quittent leurs parents. Peut-être que Rebecca l'avait quelque part aussi, dans un pot de crème glacée, métamorphosé, un mur dressé gentiment avec des couvertures, des oreillers, et pour Ilse et pour les filles, elle pouvait tout laisser passer en général. Beck était la première à pas se confier, elle avait grimpé les marches jusqu'au dortoir pour espérer tout évacuer en vain, elle se sentait pas d'être triste, sans raison, s'échapper comme une rivière de son nid, elle préférait écouter, là avait été sa place depuis le début même si parfois elle poussait quelques gueulantes, mais c'était son tempérament. Parler de soi, c'est beaucoup plus dur, beaucoup trop dur, alors le temps chaud, celui qui faisait fuir tout le monde sur le campus en bande d'oiseaux fugueurs, elle l'appréciait, pas loin d'être une de ces bestioles qui hibernent à la même période, quand le soleil se couche tard et que les premières révélations se font.

Ilse et Beck se lovent dans leur cabane secrète, magique, éclairée par le halo d'une lampe de bureau, quoi de plus beau? Elle souffle à la dernière phrase. « J'conçois le truc brutal comme quoi tout le monde s'entre-utilise, mais de là à ce que tu sois un outil pour moi bah- Non, j't'adore, c'est pour ça que j'suis là et je sais pas ouais, t'as raison si ça se trouve, on est utiles l'une à l'autre mais bon. 'Fin ce serait con que ça te bloque parce que de ce que je comprends t'as besoin qu'on t'écoute là. Et j'suis là pour ça. Enfin maintenant que j'ai vidé mon sac. Comme une malpropre. Tu devais discuter avec Adan... et ta mère? Genre en même temps, parce que tu vas quelque part avec lui? Ou? »

@Ilse Aliegheri
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Ilse Aliegheri
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Mer 15 Aoû - 22:10

Ilse avance à pas lents, presque comme intimidée, sur ce chemin autour duquel les mots sont répandus, éparses et semblables à des corps, morts à la guerre et vidés de leur sang. Il faudrait qu’elle entrouvre ses mains et choisisse quelques unes de ces fleurs, qu’elle trouve la force pour tirer sur les tiges, car les tombes de ses jours et volontés passés méritent bien un bouquet pour qu’elle honore leur mémoire, maintenant qu’elle n’en a plus la moindre trace à l’intérieur.
Maintenant qu’elle
n’en a plus la moindre trace
à l’intérieur
(si l’on excepte çà et là, les zébrures vives d’égratignures récentes, et d’autres plus anciennes au fond de sa poitrine).

Mais si tu tombes, ce ne sera pas sur la terre nue, dans les cailloux, les mauvaises herbes et les épines, oh non.
Mais si tu tombes, si ces mots en corolles qui n’arrivent pas à exprimer la réalité te donnent le vertige, ce ne sera pas sur le sol, d’abord sa main te rattrapera.
Continues de lui tendre la tienne.
« Tu me rappelles un vieux cours de philo… enfin bref, c’est pas ça, je voudrais juste que tu ailles bien, le mieux possible. Et je sais que c’est pas trop le cas en ce moment. »
On ne peut pas éviter que les autres souffrent, on ne peut pas leur épargner cela, parce que c’est tout bonnement ainsi qu’on vit, qu’on évolue et qu’on grandit – Ilse croit aussi qu’il y a des douleurs stériles, qui rongent et vous dévorent, et vous tuent au final, ça fait peur – on ne peut pas l’éviter mais on n’est pas obligé d’être un simple spectateur. On peut aussi, vous savez, tendre la main.
« Ça va, j’ai vu plus sale comme façon de faire. Faut pas que tu te retiennes, si tu en as besoin, je suis là, tu le sais hein ? Ça marche dans les deux sens, c’est toi, moi, toi et moi malgré n’importe quoi, pour toujours. Enfin, le plus longtemps possible. »
Ilse affiche ses sourcils un peu froncés de maman inquiète, et puis d’un coup, ça vient comme ça, elle a plutôt envie de laisser s’échapper un petit éclat de rire, mais ce bout de miroir cassé se coince dedans sa gorge, le son en sort plus rauque, plus étouffé.
« Oh non, non, pas du tout. J’ai pas envie de retourner chez mes parents alors… je vais nulle part. Avec personne. »
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Rebecca Parker
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Sam 18 Aoû - 19:40


La forteresse prenait forme là où on ne l'attendait pas, car en grandissant la plupart d'entre nous se disaient qu'on pouvait se passer de toutes les insécurités. Pourtant la cuillère s'enfonçait dans la glace au ralenti comme pour mieux écouter les chutes de pierre du haut de leur tour, fracasser les bords et endommager les contours de la défense levée depuis plusieurs jours comme un ciel couvert qui menaçait de cracher des éclairs sur la tête des gosses de Brown.
Rebecca se retenait de rire parce qu'elle n'avait pas vraiment réfléchi avant de parler, d'ailleurs, c'est pour ça qu'elle évitait de se laisser aller aux bavardages, jamais réellement sûre de pouvoir dire les bonnes choses, se convainquant à chaque fois qu'il valait mieux se passer de donner son avis, c'était les ombres dansant trop doucement sur le visage d'Ilse qui avaient changé les convictions de la mante. D'habitude elle n'épargnait personne et plus vite elle rompait le cou des autres, plus vite elle revenait à ce personnage rempli d'assurance qu'on aimait craindre, sauf qu'elle avait un peu plus de vingt ans, y ajouter les quatre années de bonus ne changeaient pas le sentiment d'impuissance face à sa propre composition.
Adan l'élément perturbateur, les malheurs, accidentés, les parents d'Ilse dont la voix crépitant au téléphone, sûrement terrifiait, il y avait trop de variables qui, au fur et à mesure s'empilaient et finiraient par pencher comme les rues soulevées par les siècles. Tout le monde se surprend à descendre une pente sans savoir ralentir quand le paysage change et dévoile l'autre bout de la route.
« J'crois surtout que j'y peux rien. »

Il était pas question d'en faire un monstre prêt à tout démolir, parce qu'elle s'était dit; Y a quelques heures pendant lesquelles tes jambes seront trop molles pour te mener où que ce soit, et puis, ensuite faudra que tu grimpes les marches quatre à quatre. Maintenant elle était pas convaincue de pouvoir empêcher quoique ce soit, comme si elle attendait les giboulées de Mars mais en plein milieu de l'été.

« Ok, reste avec moi alors, si tu veux on peut même regarder un film que je déteste avec des gens qui chantent en plein milieu du repas pour parler de la cuisson des pâtes. »
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Ilse Aliegheri
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Mar 21 Aoû - 22:36

Si elles se mettaient à rire ça ferait probablement un peu faux. Ça serait comme si elles étaient des cordes, les fils fragiles d’un instrument toutes les deux véritables paquets de nerfs ce soir, et que le rire montait en brise, en bourrasque pour les remuer, leur arracher des notes aiguës pareilles à des bruits de brisure.
Elles sont toutes prêtes à rire, perdues entre les incohérences de ce passage précis de leurs vies, mais elles ne vont pas le faire. Il y a quand même trop de larmes derrière les mots arrachés et trop encore de points d’interrogations pour conclure des questions qu’elles ne parviennent même pas à formuler, ça paraîtrait indécent que de lâcher complètement prise, non mais rire, quelle idée. Ilse sait qu’elle se sent affreusement impuissante dans cette tranche d’heures au milieu de deux jours, mais avec Rebecca elle s’accroche, c’est un peu plus facile d’espérer qu’il n’en sera pas ainsi pour toujours.
Parce qu’au bout de la nuit s’éveille le soleil.
« On ne peut jamais rien, j’ai l’impression. »
Moue d’enfant boudeuse, légère. Son sang s’apaise et redevient tranquille comme un serpent au repos au fur et à mesure que la présence de la brune se prolonge dans la pièce, si cette soirée n’est pas aisée à vivre elle est quand même, comment dire, contente ? Que ce soir soit venu, parce qu’il y avait bien trop longtemps que le silence les enlisait, la mante et elle.
« Tu dois vraiment être déprimée pour proposer un truc pareil. » Elle pourrait rire, oui, oui mais non. « T’étais sérieuse ? Parce que tant qu’à être tristes, on pourrait aussi jouer au Monopoly, ou pire à la bataille – non, tu sais quoi ? Va pour le film. Je te laisse choisir. » Imaginer les inscriptions des cartes, valet, reine et roi, lui donne mal à la tête, peut-être est-ce la fatigue aussi, les émotions font ça, le réconfort alanguit doucement. Ilse ne serait pas contre laisser aller sa nuque contre quelque chose, même si pour le moment elle lutte contre la raideur qui grimpe à son assaut.
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Rebecca Parker
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MessageSujet: Re: la pilule du bonheur (Ilse)   Mar 4 Sep - 17:07

Y a une lumière dehors, les carreaux d'une fenêtre, ils attirent l'oeil de Rebecca, elle les regarde une ou deux fois, c'est vrai, mais aujourd'hui elle a elle a décidé d'échapper à tout en grimpant quatre à quatre les marches pour atteindre Ilse. A force, la main de la jeune femme s'était éloignée dans le décor, une de ces journées où tout semble baigné d'obscurité quand on est mal accompagné. Rebecca avait réussi à fuir la clinique, les rendez-vous médicaux, une des ces réalités brutes comme la température du métal quand il est resté à l'air libre sous la clim. Il faisait trop froid, là-bas, elle appréhendait de ne pouvoir en parler ni à son père, ni à sa mère et encore moins aux deux en même temps, s'il y avait quoique ce soit à dire. Comme Ilse elle voulait faire de la chambre ridicule son refuge et si les murs l'avait absorbée, elle aurait peut-être, de façon malsaine, incité sa louve à venir vivre dans une tanière qui ne prenait ni le jour, ni la lumière des cristaux.

Un radeau, ça n'était que ça, le film jouait maintenant sur l'écran parce qu'elle avait fini par mettre un classique d'arts martiaux (son fétiche, secret pour tous sauf pour les filles). Rebecca savait que les scènes de combat étaient une ouverture, en cas de besoin, vous savez, celle facile sur les paquets de gruyère râpé mais en mieux parce que ce serait à coup de discussions qui donnent les pour et les contre d'Adan ou les pires défauts de Philéas (ou de Romane). En soi, elle aurait aimé que ça se termine à cet endroit précis, quand on est exactement sûrs du problème, mais Rebecca piochait dans la glace, lentement, parce qu'à ce stade il n'y avait rien de mieux à faire.
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