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 i took a pill in ibiza (ben)

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Benjamin O'ConnelJE SUIS À SINGAPOUR
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mer 13 Juin - 3:16

i took a pill in ibiza ft @Billy Osborn

Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Son regard t’obsède et du bout de ses lèvres, ton corps, tu résonnes. Vous êtes devenus fous, mais votre folie se veut lasse et fatiguée. Et ce n’est pas de plaisir qu’elle soupir. Tu le sais. Parce que toi non plus et que perdu dans cette nuit, c’est l’ennui qui te guide. Tu t’abandonnes parce que l’alcool t’as déjà brouillé l’esprit. Tu ne l’expliques pas non plus, mais à ce moment-ci, tu la veux. Pourtant, tu ne sais même plus ce qu’il y a entre vous. Que des illusions éphémères basées sur de faux sentiments. Des élans qui se veulent profiteurs pour réparer les cœurs brisés. Vous vous satisfaites l’un l’autre, offrant le minimum qu’il vous est possible de donner. Car au bout du compte, vous vous prenez égoïstement, sans chercher vraiment à donner. Mais cela vous suffit. Sa personne, sa chaleur te suffisent. Et c’est sur les draps que vous vous déposé à nu, étalant votre force qui pourtant n’est que le reflet de votre fragilité. Les reflets de ta fenêtre qui éclaire au passage son visage sans émotions. Elle est belle jusqu’à pouvoir te brûler, belle à tuer la froideur de vos corps entrelacés. Et tu te surprends à désirer qu’elle t’emmène avec toi, qu’elle te laisse une petite place dans son esprit. Là où personne ne sait s’il fait jour ou nuit. Être ensemble l’espace d’un ébat. N’être que des enfants rien que pour jouer à faire semblant. Cela n’empêchera peut-être pas la pluie de tomber, non. Ou à vos cœurs de se fissurer. La terre ne cessera pas de tournée non plus. Mais si, ne serait-ce que le temps de quelques secondes, cela pouvait offrir une raison à cette collision insensée, alors soit. Sa voix résonne au loin, mais tu déchiffres ses paroles sans pourtant y renchérir. Vous retenez votre souffle, mais cela ne vous empêche pas de couler. Tu fermes les yeux. Tu ne ressens rien.

(Sous-hide)


Car tu sais qu’elle a pleuré. Parce que bien que par moment tu aies eu les yeux fermés, tu n’avais rien manqué. Son visage tiré par l’effort et un plaisir refoulé, mais surtout tiraillé, attristé. Tu n’en dis rien. Car tu avais compris que ses larmes ne t’étaient pas destinés. Et bien que tu aies été curieux de savoir, tu lui laissas son secret. Parce que toi de même, tu avais les tiens…


©crack in time
Billy OsbornJE SUIS À SINGAPOUR
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Jeu 14 Juin - 23:39


Des ténèbres aux bras enveloppés de soie viennent les embrasser, c’est l’heure tardive en réalité, mais les joues bouillantes d’avoir bu, les mains tièdes d’avoir appuyé, enfoncé, exercé quelconque pression donne la vision culpabilisée et culpabilisante. Ils ont l’un et l’autre leurs raisons, même dans les bouquins aucun amant ne se penche à l’oreille de l’autre pour lui confier ses erreurs, l’acte est suffisant, le manque d’air, les marques rouges traçant les articulations, là est la preuve tangible des coeurs en implosion. Après un moment passé dans ses bras à créer les ombres factices de ce qui ressemblerait presque à des sentiments, Billy surprend la main de Ben contre son visage et bien que tentée de la saisir du bout des doigts elle la laisse retomber avec le tic-tac du réveil. Il revient de plus en plus souvent avec ses mouvements, elle distingue bientôt le frottement de ses genoux contre les draps, les éclats de leurs baisers interrompus sans délicatesse, elle peut tout voir. - Billy n’avait pas assez bu, pas assez fait d’efforts, c’était comme si en définitive il y avait de sa part une volonté de se saboter de ne pas transformer cette décision prise dans la foulée en une simple erreur de parcours, elle ne tenait pas que la main de la tristesse en suivant Benjamin jusque sa chambre.

Peu avant de céder, peu avant de savoir si les lumières luisent dans la tête par accident chimique, sans mettre sur le gaz sa flamme douloureuse, Billy trouve Ben, là où les yeux qui ne se sont pas habitués à l’obscurité peinent, elle ne dit rien, les dialogues tendent à détruire les édifices établis pour se protéger tous les deux.
Les bras de Billy se déploient comme des ailes en acier, pas moins douces pour autant au dessus de Ben, elle plonge et l’attrape, son dos peint de chaleur, sa nuque tremblante, transpirante. Elle l’enlace comme elle n’a jamais enlacé personne. (Peut être qu'elle l'enlace, peut-être s'enlace-t-elle elle-même) Sans ajouter de regrets, de remords, ni parler, mais les cheveux coupés au vif de Ben sous ses doigts se perdent et en réveillent les extrémités, son pouce fait des ovales sur la peau du Chapin, comme couverte de plaies, en réalité il était intact de là où elle se tenait. Elle sent sa respiration bondir et chuter soudainement. Les ondes turbulentes peuvent s’aplanir, et Billy dessine les contours de Benjamin en fredonnant ce qu’elle entendait plus tôt dans la pièce où tous s’abandonnaient ensemble.
Benjamin O'ConnelJE SUIS À SINGAPOUR
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Ven 15 Juin - 1:01

i took a pill in ibiza ft @Billy Osborn

Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Il n’y avait pas place pour les regrets sous peine de souffrir davantage. Le bien ou le mal avait été fait. Le temps et l’espace d’une longue étreinte dépourvus d’émotions et de chaleur. Que deux corps s’offrant l’un l’autre égoïstement dans une noirceur insuffisante pour cacher la laideur de votre abandon. Parce que c’est ce que vous avez fait. Vous abandonnez à l’autre dans l’espoir qu’il dépose un baume sur votre âme…. Ou bien dans l’espoir que l’autre te donne raison, te fasse oublier. Parce que c’est ce que toi tu étais venu chercher. Trouver les raisons de ton cœur incapable d’aimer. Car les sentiments trop profonds provoquent en toi une réticence et une peur qui t’accable à chaque fois. Tu te veux un amant, pas un mari. Néanmoins, tu sais te faire douceur pour elle malgré ta rage qui bouille jusque dans tes veines. Car tu la senties. Sa détresse bien plus poignante que la tienne. Ce désir intense et cruel de venir se défouler. Tu la laisses faire, tu la laisses t’utiliser. Puis tu l’utilises toi aussi bien que tu ne parviennes à pleinement en profiter. Tu es incapable de fermer les yeux, ayant besoin de ce signe soudain sur son visage qui t’ordonnerait de tout abandonner. Mais ce signe ne vient jamais et vous vous fatiguez ainsi à vous bercer d’illusions. Tu la vois et tu la sens qui refoule ce plaisir superficiel. Et les traces ses larmes sur ses joues reluisent à la faible lumière de la nuit. Si elle pense t’avoir dupé et bien elle est naïve. Pourtant tu préfères la laisser dans sa naïveté, car bien que tu ne comprennes toujours pas ce que vous faisiez ici tout les deux dans cette chambre, tu sais qu’il est maladroit de demander. Et plus l’alcool se dissipe dans tes veines, calmant ainsi ta tête qui t’étourdissait, plus ta curiosité se fait forte. Et elle t’enlace alors si fort que tu en es pris de court. Vos deux respirations saccadées prenant ainsi le même rythme pour chanter un semblant de même refrain d’une vieille chanson triste. Tu la serres fort à ton tour, sans trop savoir pourquoi un tel élan. Sa peau aussi près de la tienne, comme elle l’a jamais été. Elle te brûle le torse et ses doigts sur ton dos te marque au fer. Et c’est ce fameux silence, là où les mots sont exclus. Il n’y a rien à comprendre, rien à expliquer. Simplement à calmer ses regrets si regrets il y a. Simplement à reposer sa tête sur ce le matelas dans le but de reprendre son souffle. Vous êtes étreins tels de faux amants que vous êtes et tu as ce sentiment que tu ne dois pas te séparer d’elle malgré que cette position te rende perplexe. Pas tout de suite. Elle a en peut-être besoin, question de retomber dans la réalité. Retrouver ce monde où les âmes de vos camarades s’enivraient plus bas. Et c’est un simple murmure que tu laisses échapper, cherchant à rejoindre son coeur qui te paraissait si lointain : « Ça va aller… »


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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mar 19 Juin - 22:28


Selon la loi elle était majeure, Billy, elle pouvait se glisser tard le soir dans une supérette, acheter une bouteille froide et carrée de liqueur, en sortir les doigts autour et avec la hâte d’entendre le bouchon grincer autour du goulot pour le porter à sa bouche. L’alcool devrait être une consolation et pour la majorité des adultes entre vingt et trente ans, une réponse quasi automatique au chagrin, estomac chauffés par la bile qui boue sous les verres de gin et de tequila. Billy elle n’y trouvait pas de bras pour la tenir, avoir fini dans ceux de Benjamin était en soi un exploit car Billy et la proximité ça n’avait pas fait bon ménage depuis le début. 



Dépendance cruelle des hommes aux uns et aux autres, Billy ne croyait pas à la théorie de Platon, personne n’avait été séparé de son « autre partie » à la naissance, de nature, la peur envahissait le système, voilà pourquoi les draps étaient tièdes et non intacts. Pourtant toutes ces années, nos figures paternelles s’assuraient de tirer des deux côtés du lit pour que l’on sache que ça ne se défait pas n’importe comment, n’importe quand ou avec n’importe qui. Leurs corps retombent et tout le poids qui va avec ne s’abat pas à la manière d’une enclume au fond de l’océan. A respirer fort ils arrivent à confondre leurs respirations, entrecoupées. Derrière la porte il y a la basse qui frappe par moments comme un voyageur clandestin, si aucun des deux n’ose ouvrir la porte pendant un moment, les poumons de Billy finissent par ne plus se remplir d’eau, ou de larmes, dans la noirceur il est difficile de distinguer l’ivresse de la tristesse; sinon on en ferait pas des rimes.

L’intérieur de Billy faisait office de machine à laver, elle pouvait pas voir ce qu’il se passait mais ça faisait un sacré boucan et en redescendant dans tous ses membres, elle captait l’intention de son corps de la sortir de l’emprise anesthésiée de la soirée, si elle n’avait pas eu la conscience allumée comme une télé au milieu d’un salon abandonné, Billy se serait précipitée, même avec la moitié de ses vêtements sous les bras dans la foule pour s’y noyer une dernière fois et en sortir vivante. Mais malgré le scénarios s’entremêlant, les signaux brillant comme les feux rouges au milieu de la nationale de ses pensées, Billy n’arrivait pas à s’échapper, elle était presque sûre que Ben, il allait lui faire moins de mal que la claque de l’air sur son visage à la sortie, et petit à petit elle laissait les dernières parcelles de son organisme s’oublier entre les oreillers et le garçon qui n’aurait pas dû avoir que son prénom pour lui.
Benjamin O'ConnelJE SUIS À SINGAPOUR
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Jeu 21 Juin - 6:58

i took a pill in ibiza ft @Billy Osborn

Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Puzzles d’états d’âme renversés sur ces draps défaits par le besoin trop grand d’une étreinte, aussi superficielle et courte soit-elle. Les échappatoires se font nombreux pour fuir cette réalité qui se veut parfois trop douloureuse. Trop difficile à faire face, voire à accepter. Et tu la contemple, elle, dans la pénombre de ta chambre tandis que vos camarades se donnent un étage plus bas. Vous êtes séparés du monde. Un parallèle différent qui vous est propres, qui ne vous appartiens qu’à vous. La musique pendant ce temps résonne et frappe aux murs. Le rythme de vos cœurs se calme tant bien que mal après vous avoir menacé de s’arracher à vos poitrines. Et vous êtes plongés dans ce silence que tu ne cherches pas à chasser. Tu en est indifférent. Limite, tu le préfères aux paroles... Il te fait du bien. C'est probablement mieux ainsi, soit de ne pas chercher à s'expliquer puisqu'il n'y a rien à expliquer. Pas dans vos états, alcool ou pas. Déjà, tu as ce sentiment que tu en as peut-être trop fait et que malgré tout cela, ni elle, ni toi, vous ne vous vous sentez mieux. Alors c’est mieux ainsi. Car tu comprends que ce que vous vivez va au-delà de tes limites, de tes capacités pour ce soir. Soir qui a déjà fait place à la nuit depuis longtemps déjà. Et tu as beau avoir l’organisme ankylosé par l’alcool, tu perçois toujours néanmoins certaines choses. Tu la perçois elle, Billy, sa présence physique près de toi, mais tu perçois aussi les miettes de cœur brisé au creux de ta main. Mais tu n’avais pas posé de questions et tu ne les poserais pas maintenant non plus. Tu la laisses à ses fantômes et tu gardes les tiens. Parce que tu sais que de toute façon, tu ne peux pas attendre plus d’elle tout comme elle ne s’attend probablement pas à davantage de toi non plus. C’était mieux de continuer à jouer à faire semblant. Fermer les yeux sur les véritables tracas. Comme si vous n’aviez pas peur de ce qu’il pouvait bien arriver ou peur de ne plus rien posséder. Et tu espères simplement que demain elle ne t’en voudra pas, car il était clair dès le départ qu’il n’y aurait pas de lendemain. Pas pour vous deux, du moins. Car le prénom de Billy ne rimerait jamais avec celui de Benjamin. Cela malgré que vous jouiez à ce que font les amants. Tu serres sa main dans la tienne lorsque vos têtes reposent sur l’oreiller. Et tu ne peux t’empêcher de la regarder, malgré la fatigue qui s’en prend tranquillement à tes yeux et qui prend possession de ton corps. Tu crois déceler ce désarroi sur son visage qui s’assoupit lui aussi, car ce dernier parle pour elle. Tu lis au travers de sa façade, mais tu es toujours trop ivre pour ressentir un brin de remord envers elle. Pire encore, tu ne te sens pas mieux toi non plus. Pas une once de liberté, de légèreté ou d'un quelconque bonheur. En fait, tu te sens encore plus mal… Tu n’y comprends rien. Cela te monte trop à la tête, ça te donne une de ses migraines. Alors heureusement pour toi que ni l’un ni l’autre ne ressent le besoin de sortir de cette chambre honteuse. L’envie de se faire fouetter par la réalité n’est pas là, mais elle ne saura tarder. Tu le sais que trop bien. Alors aussi bien profiter du temps qu’il reste. C’était déjà plus calme qu’à l’extérieur, moins drastique, moins compliqué… Tu ne voyais donc aucun inconvénient à ce qu’elle reste. Toi qui pourtant ne laissait jamais une nuit s’éterniser ainsi… Tu embrassas simplement son front en guise de bonne nuit avant la serrer contre toi, comme si elle n’avait été qu’une amie… même si quelques heures plutôt vous n’aviez en fait jamais rien été. Tu te voulais seulement doux avec elle, car tu la sentais délicate. Tu voulais qu'en dépit des circonstances, elle n'en garde pas un si mauvais souvenir... Même si pour être honnête envers toi-même, tu ne t'attendais à rien du tout.


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