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 i took a pill in ibiza (ben)

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Billy Osborn
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je suis à Providence depuis le : 05/04/2018 et j'ai rendu : 724

MessageSujet: i took a pill in ibiza (ben)   Ven 8 Juin - 23:49

Billy regarde la bière dégringoler le long de ses doigts, on lui dit pardon, elle croit avoir répondu « Pas grave. » mais elle se trompe, la gravité a repris son cours, c’est comme si elle avait tout vu passer au ralenti pendant le voyage temporel de Barry Allen, sauf qu’elle était seule. 
Elle pouvait voir à travers les fenêtres Billy, la forme rectangulaire à travers laquelle tous les gamins de son âge aimaient regarder, sans pour autant trouver quoique ce soit, dans l’attente de voir un miracle se faire, un noeud se défaire. 

En réalité la lumière artificielle du salon des Chapins déformait l’image de dehors, alors Billy ne distinguait rien, et au fond peut-être était-elle enfin saoule, ça avait prit deux heures, environ, deux heures à attendre que les basses lui rentrent dans la tête par un tch, tch, tch répété, une note sourde et qui s’installait dans ses oreilles - en fond il y avait un tas de gars avec des polos qui hurlaient les paroles de la chanson à succès de l’année 2018, ça passait entre les corps en reptile docile, et parfois les cheveux de Billy remuaient sur son visage, un peu comme si elle essayait de danser.

Le système solaire carabiné des bleus tournait bien, il y avait eu quelques astéroïdes mais dans l’ensemble les collisions n’avaient pas fait leur lot de dégâts, Billy voyait ça comme des abeilles butinant ça et là, avec une délicatesse étrange ou bien toute la maladresse du monde. Billy c’était peut être Pluton, en décalage, mais toujours observatrice, jusqu’à ce qu’une tiédeur éveille ses hanches.

« Ben? »

@Benjamin O'Connel


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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Sam 9 Juin - 1:00

i took a pill in ibiza ft @Billy Osborn

Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Soirée habituelle chez les Chapins. Fiesta au rendez-vous, petite, moyenne ou grandiose. Fiesta de semaine, fiesta du dimanche. Il y avait toujours une raison, un moment pour s’amuser avec les Chapins. La musique résonnait déjà depuis un moment. Les corps dans le hall semblaient avoir déjà perdu une grande part d’inhibitions. C’était grâce à l’alcool que la plupart d’entre eux pouvait se permettre de s’ouvrir de la sorte aux autres. L’instant d’un soir, oublier tout ses soucis, oublier qui on était. C’était pour ça les fêtes : oublier les tracas du quotidien et chercher à tout simplement profiter du moment, s’amuser et se perdre dans la foulée. Tu discutes ici et là, incapable de te poser à un endroit particulier. Trop de gens à saluer ou trop de gens avec qui tu aimes converser. Incapable de décider. Tu irais peut-être danser aussi, tu ne sais pas. Tu préfères continuer ta virée, enchaînant ranger de shots avec les autres Chapins, puis boire ta bière lorsque tu discutes avec d’autres. Tu lances un regard panoramique sur la salle. Ta vision se fait déjà trouble, mais ça va, tu tiens. Il t’en faut plus et tu te connais. Tu es encore en maîtrise de tes moyens. Cependant, tu as chaud et l’alcool te monte un peu à la tête. Tu devrais te calmer sur les shots que tu te dis. Restait maintenant à savoir si tu allais suivre ton propre conseil. C’est là que tu la remarques. Ses cheveux plaqués sur son visage, l’esprit déjà ailleurs. Tu souris. Billy Osborn ici, l’idée te plait bien. Tu t’avances alors, te frayant un chemin autour des corps présents. Tu sembles marché une éternité, mais tu arrives enfin jusqu’à elle. Placé derrière, tu te faufiles et la prend par les hanches. Tu lui souris. « Billy. » Tu es là, absolument rien à lui dire. Uniquement envie de lui sourire, la ramener à la réalité si brin de réalité il existait encore à cet instant de la soirée. « Tu t’amuses ? » Tu demandes, car tu remarques qu’elle est seule. Aucun Goddard aux alentours, aucun autre Osborn non plus. Ce détail t’importe peu. C’est elle qui a toute ton attention et la raison pour laquelle tu te penches légèrement pour mieux la regarder. Elle est jolie cette Billy, à se demander si c’était la première fois que tu le remarquais.


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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Sam 9 Juin - 22:25

Sa main en guide la fait se tourner, calibrer son regard pour trouver le sien, Benjamin, espèce de tête d’affiche des bêtes sordides de la confrérie d’où sortaient les garçons soulevés par les battements du sol, lui, il chantonnait tout le temps à ces soirées, le gobelet rouge en l’air, les pommettes couvertes d’un lustre qui ne pouvait que lui appartenir comme si il était né là au milieu des alliances qui ne font pas beaucoup de sens sinon par des langues qui se perdent dans des bouches. Des distractions en somme. Billy elle était venue se mêler à la foule pour avoir n’importe laquelle, et au fond, si c’était au milieu des félins maladroits de la maison bleue qu’elle la trouvait, elle ferait avec.

« A partir de quel moment on peut dire que je m’amuse? » Gestes qui s’enchaînent de logique et de rigueur, elle encadre le visage du Chapin, cette scène où les pouces se mettent à faire des cercles sur les joues pour s’y enfoncer, où l’on s’embrasse sans vraiment comprendre le mécanisme du premier coup, elle l’ignorait, elle préférait lui prendre tout son oxygène, tout de suite, Billy elle n’était pas « cette fille »,  celle qui danse au milieu de la pièce un peu trop bien, qui capte les regards, mais elle s’était laissée avoir par une combinaison traitre; alcools et sentiments, les baisers de Billy allument le visage de Benjamin, elle recule une seconde. « Et toi tu t’amuses? Tu m’emmènes autre part? »

@Benjamin O'Connel


Dernière édition par Billy Osborn le Dim 10 Juin - 2:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Sam 9 Juin - 23:51

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Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Tu la fixes, tes sens légèrement engourdis. Tu lui souris, car tu ne trouves pas mieux à faire. Tu ignores si tu aimes ce que tu vois, parce que bien que tu la trouves belle ce soir, il y a quelque chose que tu décèles chez elle qui te rends perplexe. Tu restes de marbre, ton expression ne change pas. Tu es toujours penché vers elle, ce sourire niais sur ton visage. Vous êtes là tous les deux, planté en plein milieu des autres qui dansent et s’abandonnent. La musique qui résonne à vos oreilles. Une soirée de plus. Elle te répond d’une question que tu assimiles à peine. Tout ce qui capte ton attention, ce sont ses mains qui encadre ton visage. Touché inusité, pourtant doux et à la fois brusque. Tu ne cherches pas à t’en échapper. Tu arques uniquement le sourcil, gardant le silence. Elle t’embrasse et elle se fait imposante. Pris de court, perdant déjà ton air, tu es incapable de réfléchir. Les gestes se veulent innés, ta main prend possession d’une de ses joues tandis que ton autre bras enlace sa taille. Vos deux corps se rapproches, cherchant un semblant de réconforts. Tu l’étreins sans trop savoir pourquoi, tu ne fais que répondre. Et elle recule enfin. Tu peux respirer, rouvrir tes yeux pour croiser à nouveau son regard. Elle te pose cette question dénuée de sens. Tu es incertain. « Je crois… » Tu la fixes toujours. Tu cherches à lire son visage, mais cette fille, tu connais si peu d’elle. Son livre est fermé et tu ignores si tu dois accepter. Elle a avivé quelque chose en toi, tu ne l’explique pas. Sûrement l’alcool qui te voile les yeux, qui t’empêche d’y voir clairement. Ton incertitude sur tes sentiments en général, tu n’y comprends rien à ce qui t’arrive. Par habitude uniquement, tu laisses échapper ces mots : « Y a ma chambre, si tu veux… » Aucune réflexion ne se fait dans ton esprit complètement désert à ce moment-là. Tu n’étais pas venu vers elle pour cela. En fait, tu ne savais pas pourquoi tu étais ici avec elle tout simplement. Tu ressens pourtant ce désir de renouveler ce baiser et tu ne peux l’expliquer. Tu ressens le besoin d’une certaine chaleur et elle semble encline à te la donner. Le monde semble s’arrêter autour de vous et il n’y a que son visage que tu décèle dans cette pièce mouvementée. Toujours si proches, vous n’aviez pas bougés.


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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Dim 10 Juin - 2:40


La façon dont il souriait, sans trop d’efforts, probablement porté par les vapeurs de l’alcool rendait Billy docile, apprivoisée, oiseau blessé, à l’aile qui ni ne s’articule ni ne lui permet d’imaginer le vol, elle est le point de repère idéal pour la chute des uns des autres, se plie à la conversation sans vraiment y penser, glisse des mots qui s’emboîtent bien les uns avec les autres. Il faut dire que son talent pour les tournures, les accents bien placés, les tentatives de dire beaucoup avec très peu ressortait à mesure qu’elle s’amourachait du verre couleur carmin, celui qui voulait allumer petit à petit ses lèvres de fille immobile, et incolore.

Il n’était pas venu dans l’optique de tomber sur le personnage en décomposition, entre les gobelets, elle n’était pas venue pour qui que ce soit, sans doute même pas pour elle, mais elle savait qu’elle ne sortirait pas de son orbite, elle savait que l’heure trop tardive, ce qui lui rebondissait dans la tête ne suffirait pas à l’emporter sur tout le reste, il fallait un élément déclencheur comme une flamme sur un nuage de gaz, Billy s’y connaissait en péripéties, sans douter une secondes des conséquences de l’effet papillon, il lui aurait suffi de ne jamais franchir cette porte à nouveau. 

Mais le jaune embrassant les carreaux, les bruits de la nuit (trop sourds) et Benjamin qui se démarquait comme une fausse étoile au milieu d’une galaxie en plastique, il y avait une belle mise en scène, elle devait se l’avouer.
Billy voulait que les éclats de soleils factices sur ses joues quand il les touchait ne s’arrêtent jamais de diffuser de la chaleur, et le contact, aussi insignifiant soit-il, leurs deux visages confondus une fraction de seconde à la manière d’un rappel à la fin d’un concert pour annoncer que ça n’était pas fini, suffisait. « …Prends ça pour un oui Ben. » Elle le tire, doucement, sans détruire le paysage, il y a toujours ceux qui dansent en arrière-plan, ceux qui se frôlent et se cassent et Billy, suivie de Ben, échappant, sans qu’elle ne lui en dise plus, sinon le guide. - Elle connaissait par coeur le chemin, parce que son frère y dormait aussi, et c’était sans doute une route maudite mais qu’elle ne se retenait pas de prendre.
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Dim 10 Juin - 3:15

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Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Des corps qui s’adonnent, qui déambulent. Des rapprochements inusités, des sensations peu ressenties. De l’alcool plein les veines et la tête pleine d’étourdies. Un léger retard sur les événements. Rien à comprendre, tout à vivre. Tu fixes Billy. Tu dénotes son manque d’émotions. Tu perces peut-être enfin sa prison et y lis quelques bribes, quelques pages de son livre. Tu n’es pas dans l’état de trop y réfléchir. Pas dans l’état de faire preuve de sentiments non plus. C’est elle qui semble te supplier, malgré son ton las et nonchalant. Tu ne forces personnes. Au contraire, tu ne fais que suivre. Elle te dit oui et te voici incertain. Une partie de ta tête essaie de te raisonner, mais c’est l’alcool qui te mène et qui te guide. En fait, non. C’est Billy. Elle qui te tire doucement. Elle qui vous faufilent entre les âmes qui dansent, qui se perdent et qui s’abusent. Tu t’étonnes qu’elle connaisse le chemin. Tu en oublies son frère. Tu en oublies le fameux code des Chapins : Ma sœur, tu ne toucheras guère. Et que faisait-on des sœurs qui venaient à nous? Aucune plage ne le mentionnait. Trop tard. Tu ne jettes aucun regard autour de toi. C’est elle, sa silhouette de dos, que tu observes. Tu l’analyses, mais tu n’en retiens rien. Pars pour le moment, du moins. Tu la retiens alors par la main. Elle s’égare, voulant allez trop loin. « C’est ici. » Tu ouvres la porte comme si tu lui ouvrais une partie de toi. Tu ne comprends pas ce qui vous mène jusqu’ici. Pourquoi elle, pourquoi toi. Pourquoi vous. L’alcool forte ingurgité te monte davantage à la tête et tu en perds ta capacité de raisonnée. Ta moralité, pour le peu que pouvait avoir pour ce qui était des relations hommes-femmes, tu l’as perdu jusqu’au matin. Car c’est elle qui t’a embrassé. Et tu sens encore la douceur de ses lèvres sur les tiennes. Et elles brûlent d’envie de les retrouver pour simplement ravoir cette chaleur qui rassurait, qui faisait oublier et qui procurait une sensation que tu peinais à expliquer. Tu obéis à tes sens et c’est à ton tour de prendre son visage dans tes mains, posant tes lèvres sur les siennes. Tu ne te voulais pas brusque cependant. Non, tu étais doux. Parce qu’à savoir pourquoi, tu sentais que la ligne était mince entre prendre soin d’elle et la briser. Tu ne savais rien d’autre d’elle que ce que tout le monde savait. Et tu en oubliait ce soir qu’elle était ton interdit, la sœur d’un frère… et tu ignorais encore plus qu’au bout du compte, vous finiriez par vous utiliser tous les deux.  


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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Dim 10 Juin - 15:41

Les éclats de rire s’éparpillent dans une image décolorée, un bar animé, une rue éclairée juste par la lune, et une voix qu’elle se sort pas de la tête. Mauvaise transition entre deux scènes, disons, mais les personnages restant sont enveloppés dans l’étroit couloir habillé par la nuit. Billy trouve la main de Ben presque trop parfaite pour la sienne, si elle collait leurs deux paumes ensemble, elle verrait bien que tout s’accorde pour les garder sur la même partition et si elle n’avait pas collé sa bouche à celle du Chapin, elle n’aurait pas l’instantané de son souffle englobant le sien comme un polaroïd accroché au mur, se balançant avec l’odeur humide de l’encre qui se fixe, se fixe comme la sensation de leurs deux corps dans une distance minime, quand il passent l’encadrement de la porte elle sait que le décor extérieur lui est trop familier qu’en rebroussant chemin pour le suivre dans sa chambre elle a fait un pacte avec l’enfant qui se planque entre ses bras, sans un mot car elle ne parle pas. 



Billy sans son innocence, sans la naïveté qu’elle s’accorde pour s’attacher est comme une gamine prête à se jeter sur un vélo sans petites roues quitte à s’abîmer salement les genoux et elle ne prend pas le temps de bien retenir l’évolution entre leurs états - ils sont quoi sinon saouls, Ben et Billy? - Alors quand ils se poussent pour mieux s’embrasser, elle entend la porte qui se cale dans le pan du mur pour enfermer toute l’ombre de l’ivresse dans la pièce, ses pas se calculent pour qu’ils se rapprochent du lit, elle sent ses cheveux qui se dégagent au fur et à mesure, ses soupirs à moitié interrompus par les impatiences de Ben. Et pour Billy deux verres, trois shots et rien dans l’estomac ça avait suffi, ça avait toujours suffi. 



Parce que oui, elle était comme ça, c’était dans sa composition, elle ne pouvait pas s’en empêcher, elle devait décevoir, défaire son image intouchable que dressaient beaucoup trop de ses proches, elle, c’était l’enfant raisonnable qui ne se resservait pas deux fois, qui ne regardait pas son portable de trop, qui savait quand faire taire une dispute pour que les conséquences ne soient pas déplorables. J’te croyais responsable, Billy. « C’est joli, même si je vois rien. » Elle lâche entre deux collisions de leurs bouches comme des palpitants allumés, Billy dégrafe son jean, lève presque les mains en l’air en état d’arrestation mais son haut s’y accroche et dégringole à ses pieds, elle écoute les reflux de l’alcool sur son coeur, un sourire grimpant sur son visage.
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Dim 10 Juin - 17:36

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La lumière de la nuit qui reflète sur le doux visage de Billy. Tu n’y décèle pratiquement rien, aucun indice sur ce qui peut bien vous arriver, car tu es trop occupé à l’embrasser. Tu ne peux y lire la détresse qu’elle cache. Alors tu t’accroches à ce moment. Ce désir nouvellement éveillé. Cette envie qu’elle fait naître en toi sans trop savoir pourquoi. Ton lot de problèmes mis de côtés, tes incertitudes en pause. Ta main qui se perds sur son corps diaphane. Tu la glisses sous son haut, irradiant ta peau de la sienne. Si douce et pour le moment cachée. Tu souris malgré toi. Elle parle pour ne rien dire et cela t’amuse. Mais tu la remercies néanmoins entre deux baisers. Tu n’y accordes pas une grande importance. Cette chambre ne veut rien dire pour toi. Limite dénuée de personnalité. Tu la partages avec quelqu’un et cette dernière ne t’accueille que le temps de tes études. Et si Billy s’abandonne à toi et qu’elle se berce de ses illusions... Elle semble savoir ce qu’elle veut. Car c’est elle qui mène, ce n’est pas toi. Tu ne fais que suivre le moment qu’elle a créé, répondre à chaque mouvement et message qu’elle t’envoie. Et pourtant tu doutes. Tu as la tête qui tourne, le sang qui bouille. Tu n’es pas du genre à douter. Doucement, tu la libères de son haut qui glisse jusqu’à vos pieds. Le tissu caressant sa peau jusqu’à la dénudée presque. Tu te départies alors toi aussi du tien, d’un geste qui se veut habile. Tu le laisses tomber au sol, rejoindre celui de Billy. Tu te rapproches d’elle. Hésitant, tu as tout de même envie d’elle. Tu peines à réfléchir correctement. Il n’y a que vous et la lune comme témoin. La musique lointaine raisonne toujours contre les murs et le sol. Les âmes sont si près et pourtant si distantes à la fois. Tu n’y penses plus, car il n’y qu’elle qui occupe tes pensées. Tu plonges ton regard dans le sien, mais la noirceur de la nuit vous empêche de vous voir. Tu y décèles pourtant le reflet de ses pupilles. Elle semble sourire. Alors tu ne peux faire autrement que forcer un sourire toi aussi. Tu la sens fragiles derrière la force qu’elle cherche à montrer. Une partie de toi à peur de la toucher. L’autre ne demande que cela. Simple geste, tu caresses sa joue, comme si tu cherchais avoir à nouveau la permission d’aller plus loin. Tu effaces la distance entre vous. Ton corps effleurant le sien. Tu frissonnes.


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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Dim 10 Juin - 23:27

Et si tous les mirages se baignent de vodka c'est pour mieux se faire au portrait illusoire de ces enfants laissés seuls à affronter leurs chagrins, elle préfère donner à Ben ce semblant d'humanité, une part de vulnérabilité à laquelle elle ne fait pas attention. Elle touche à sa peau beaucoup trop chaude pour y voir le vice qui doit s'étaler dans le volume de la chambre comme pour la rappeler à l'ordre, un dernier avertissement le contact qui se fait électrique quand elle passe sa main sur son bas ventre pour créer un court-circuit dans la machine inébranlable que le garçon fait transparaître. 



Mais il est plus mortel que ce à quoi Billy s'attend car quand ils sont dénudés, comme des fils de chantier, désinvoltes avec les traces acides qui couvrent le contour de leurs bouches, ce qu'ils ont bu, à qui ils ont pensé, ils ne s'arrêtent qu'un instant. Comparer la face cachée de leur lune, si l'étoile morte est endommagée, si elle peut fonctionner malgré les piles absentes dans le conducteur, Billy lève les yeux parce qu'elle n'est pas tout à fait au niveau de Ben, c'est qu'elle est devenue plus petite, un peu comme si elle n'avait jamais fait ça. "J'ai pas peur ok?" Une remarque dans le silence qui s'installait déjà, énième preuve de son désir né de rien, ou justement d'un surplus de rien. "Là." Elle attrape sa main et la fiche sur son coeur, qu'il entende bien que ça bat sûrement en double sous l'effet d'une drogue trop douce et, quand elle le condamne à toucher le bord du lit, elle sait que c'est pour de vrai, qu'il n'y a que ça qui la fasse se sentir bien là dans le condensé de l'espace entre lui et elle, lui qui n'a qu'un prénom, pas de passé, rien qui ne fasse rebondir Billy sur ce qu'il peut lui faire, ce qu'il lui ferait potentiellement subir - parce qu'elle ne compte pas subir, ce soir, elle le sait. "Ça va, je te jure. C'est pas ma première fois, Ben."
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Lun 11 Juin - 1:22

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Ce courant qui te traversait l’échine quand elle te frôlait, qui te procurait myriade de sensations. Votre proximité déroutante. Sa peau satinée contre la tienne. Cette chaleur humaine telle un baume sur les cœurs. Tu cherches cet indice qui te permettrait d’ouvrir les portes vers son âme. Tu cherches son regard dans la nuit, mais à défaut d’y arriver, c’est sa joue que tu caresses. Sa taille que tu enlaces. La sensation de sa peau qui irradie la tienne. Tu ressens cette fragilité en elle, mais elle t’affirme qu’elle n’a pas peur. Tu ne sais pas quoi en penser. Alors tu restes calme malgré ce désir qu’elle fait naître en toi et que tu contrôle avec peine jusqu’à présent. « Tu n’as pas peur, ok. » C’est tout bas que tu laisses échapper ces mots, comme si tu avais peur de la brusquer, de l’effrayer. Tu cherches à la croire. Elle qui vole ta main pour la placer sur sa poitrine, au niveau de son cœur qui débattait. Tu le sentais. Au rythme du tien. Il battait si fort et ainsi, à ce moment, tu la ressens tout entière. Tu ne doutes pas d’elle, mais tu ne comprenais pas ce que vous faisiez là et ta tête était déjà beaucoup trop étourdie pour réfléchir. Alors tu la laisses t’entraîner jusqu’au bord du lit. Tu tressailles. Elle te monte à la tête et tout ton corps l’appelle. Tu peines à résister et tu la soulève de terre. Tu la déposes délicatement sur le lit, de peur de la briser. Et tu te penches vers elle, malgré ta peur que vos deux buts soient hors d’atteinte. Car tu le sais, tu le sens, vous êtes perdus tous les deux. Et vous pensiez peut-être que tout ceci n’était qu’un rêve, un imaginaire, mais c’était pourtant bien réel. Vous n’étiez pas qu’acteurs et vous ne faisiez pas que subir. Parce que ce qui vous arrivait, malgré l’euphorie de l’alcool dans vos veines, vous l’aviez choisi subitement comme si la question ne se posait pas. Et c’est là qu’elle cherchait à te rassurer. Que cette nuit n’était pas sa première fois. Elle cherche à te convaincre, mais ses paroles te convainquent à peine. Pourtant, tu ne cherches pas à la contredire. Ainsi tu l’embrasses à nouveau. Tu te perds sur ses lèvres, les yeux clos, tu en oublies tout. Et tu déposes ensuite tes baisers sur le creux de son cou, pendant que tu prends place sur elle. Tu fais attention. Tu ne veux pas lui faire mal. Parce que tu sais que vous avez simplement besoin du réconfort de l’un et de l’autre. Et c’est pourquoi tu te taies et que tu t’adonnes à caresser son corps de tes mains. Et de ces dernières, agiles, tu retires son jean que tu laisses s’étendre au sol. Vous pouvez toujours revenir en arrière, il n’est pas trop tard, mais vous semblez avoir un accord.


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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Lun 11 Juin - 16:41


Pour écrire ces scènes il fallait un peu de courage et surtout de l’imagination, quand on a jamais tracé les contours de quelqu’un, cherché à embrasser les plis de son caractère et surtout quand un visage confondu avec un autre ne crée pas une image idéale, ils étaient pas beaux, il fallait pas le voir comme ça. Déjà les draps avaient été froissés avant (ou alors était-ce les coeurs?), ça se voyait parce que la mécanique de Billy, celle de Ben particulièrement entre prudence et cadence tendait à se mêler comme s’ils retrouvaient des morceaux d’envie abandonnés entre les oreillers. 



Billy elle avait réussi à appréhender le contact, à tenir à distance, mais pas trop, alors le poids de Ben sur elle, sa poitrine, sa décence commençait à fondre sous les violences douces, il l’embrassait, elle l’embrassait, elle se débattait pour quitter les tissus perturbateurs rencontrer sa joue parfois, le bas de sa mâchoire et sa bouche, tiède, là où les goûts et les odeurs se mélangeaient créaient une toile en désillusions. 
Parfois elle distinguait quelques pensées fragiles, accrochées aux extrémités de son corps, comme si c’était une idée terrible qui risquait de tout faire éclater dans son univers, mais Billy avait du mal à concevoir autre chose que Benjamin O’Connel dans la minute et, non, non c’était pas comme dans les films. 



Elle se mit pas soudainement à voir autre chose, quand il la faisait cracher son air pour le reprendre elle n’attrapait pas entre ses mains la tête d’une déception qui tend cela dit à tirer sur les nerfs de son coeur, elle se dit que si ça se débat à l’intérieur de son corps, c’est tout ce qu’elle ne donne pas encore à celui qui est passé à travers le filtre pâle de la nuit et ses colères, lui qui l’a amenée là. « T’as fermé la porte? » Ou qu'elle a tiré elle-même dans ses chagrins. (Ou les leurs?)
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mar 12 Juin - 0:53

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Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Perdu. Délusoire. Un cœur convaincu qu’il ne peut aimer. Une carapace dure comme l’adamantium, l’intérieur aussi fragile que le cristal. Penser avoir les idées claires et pourtant c’est tout le contraire. Élan de désir et moment de faiblesse. Tu t’adonnes, tu t’offres parce qu’elle te demande. Tu ne rouspète pas. Tu suis, tu obéis. Vous êtes deux astéroïdes entrés en collision dans un univers de corps divers et dans des circonstances des plus improbables. C’est une collision qui se veut douce, mais des dégâts qui se veulent violents. Alors égarés dans le néant de tes pensées, tu la couvres de baisers. Tu caresses sa peau que tu frôles de tes mains. Tu t’enivres d’elle, du goût et de l’odeur de sa peau. Et elle t’apporte alors ce réconfort que tu as besoin et que pourtant, tu n’attendais pas. Elle se délaisse son corps que tu prends à l’aide du tien. Tu en oublies tes difficultés que tu laisses de côté. Ta tête n’est plus qu’un sombre brouillard de toute façon. Tu n’as pas la clé de ton propre cœur, cette dernière sombrant dans les profondeurs d’un océan d’incertitudes. Tu ne peux donc pas le lui offrir, si seulement tu avais voulu. Pas même une infime, voire minime partie de ce dernier. Et heureusement, elle ne le demande pas. Et tu le sais, tu le sens. Vos ébats ne sont qu’illusions d’une peine, d’une détresse qui réside en vous. Elle est ton baume et toi le sien. Raison de plus pour être doux avec elle. Car si toi, c’est te défouler que tu recherches, ce n’est peut-être pas son cas. Et tu sais que dans son silence elle te ment, car dans son esprit, il n’y a pas qu’elle et toi. Tu as peut-être l’alcool qui te monte à la tête et les réflexes engourdis, tu n’es pas dupe pour autant. Mais tu ignores ce détail. Tu la touches, toujours un peu plus pendant que tu le peux. Puis tu entends le son de sa voix qui résonne au loin à tes oreilles. Tu ne te freines pas et tu prends le temps de répondre. Laissant échapper un simple « Oui… » en guise de réponse qui plane et se perds en un murmure au travers de la pièce. De toute façon, on vous a certainement déjà oublié. Tu défais donc doucement les agrafes de l’unique barrière qu’il restait entre vous. Et bien que maintenant elle te semblait tout à toi, ce n'en était pourtant pas le cas.


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Billy Osborn
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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mar 12 Juin - 2:50


Ils ont tout à se pardonner les corps qui se lient, des plaies à lécher pour les faire cicatriser moins vite, incapacité à vouloir guérir d’une blessure qui donne toute sa gravité à notre monde, lui qui s’effondrerait si on venait à oublier ne serait-ce qu’une partie du traumatisme. Ils ne se placeraient pas en victimes, bien sûr, personne (en théorie) ne finissait sur un brancard pour avoir éprouvé quoique ce soit. Mais voilà c’était une vérité générale que sans catastrophe il n’y avait pas de reconstruction. « Ça va? » Question fatale qui ne veut pas meubler le vide, seulement défaire le noeud qui les étouffe, elle veut répondre pour lui; oui je vais faire l’amour avec toi, ça ira mieux.

Quel genre de remède c’était, juste leurs mains qui se heurtaient à des extensions de leurs corps, eux, qui ne devaient pas être seulement des instruments, tout ce qui répugnait Billy dans cette société d’hommes et de femmes utilisés à la demande faisait beaucoup de sens ce soir et, jusqu’alors elle se refusait à croire que tout avait un usage, tout finissait par se polir et se désintégrer après application. Ben il mettait Billy à nu et Billy, elle ne faisait probablement pas mieux. 



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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mar 12 Juin - 5:08

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Mais permets-moi de parler d’toi  Quand l’alcool m’aura dénudée Ris pas si j’regarde mes emails À toutes les heures de la journée. Regarde-moi quand tu m’prendras et comprends qu’après j’voudrai rester Même si c’t’écrit sur la mappemonde Que j’serai jamais à toi

Tu as perdu toutes tes idées claires, mais à cet instant tu t’en fou. Tu as besoin d’elle, de ses bras, de sa chaleur. Tu as besoin de son réconfort à sa façon. Elle qui t’as surprise et entraînée ici de son plein gré. Tu ressens ce besoin ardent de ne faire qu’un avec une personne qui, malgré vos silences, te comprenne. Parce que vous êtes deux esprits égarés qui se retrouvent, ne serait-ce que pour une nuit, pour oublier, panser leurs maux. Tu en as marre de trop penser, tu aimerais pouvoir faire le vide. Quitte à ce que ce soit avec Billy. Car si tu peux lui apporter quelque chose en cet instant, elle le peut aussi pour toi. Vous vous mouvez l’un contre l’autre, si près, si serrés. Vos deux corps aux limites d’une fusion risquée. Elle te demande si tu vas bien. Tu aurais bien levé les yeux au ciel, mais tu es trop occupé à caresser son corps de tes lèvres. Trop occupé à guider tes mains dans chaque recoin de son corps. « Tu parles toujours comme ça? » Question que tu poses entre deux baisers, continuant ton ascension sur ce chemin que vous aviez choisis de prendre probablement sur un coup de tête. Tu n’es pas du genre à parler. Pas dans ces moments-là. Mais tu te souviens que c’est avec Billy que tu es. Tu te souviens de son mensonge que tu déchiffres à travers son corps tout entier. Et tu comprends qu’elle a peut-être besoin que tu lui répondes pour de vrai, comme pour se rassurer elle-même qu’elle faisait ce qui était le mieux pour vous. « Oui… et toi? Je te fais mal? » Sa fragilité, tu la sens sous ton corps sur le sien. Alors tu demandes, par précautions. Et parce que tu n’es pas dépourvu de sentiments malgré que tu cherches à te détacher de ces derniers.

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MessageSujet: Re: i took a pill in ibiza (ben)   Mar 12 Juin - 12:28


Le rouge grimpe le long des bras de Billy, pas en nuances décadentes non, discrètes, s’infiltrant à la manière d’une liqueur, elle se penche pour prendre son air à Ben car le sien ne lui suffit plus maintenant, elle n’a pas l’envie d’appartenance, plutôt le besoin de gagner du terrain sur l’animal docile qui l’a accueillie dans sa cage trop tendre, sous les néons véritables de la nuit (et dans l’acharnement à s’auto-détruire ils ne voient pas qu’ils sont absolument seuls, abandonnés, sans retour possible). Elle pensait être un tout autre personnage, porté par ce qui lui couvrait le visage comme un linceul, et progressivement elle s’est rendue compte qu’il ne s’agissait pas d’un deuil, car au fond ce qu’elle désirait le plus au monde était à portée de main et tout ce qui lui manquait, c’était le courage de l’atteindre. 



Non, elle avait pas besoin de courage pour se fondre à Ben et lui faire d’autres cicatrices qu’il tentera en vain d’effacer de son tableau terrible, celui qu’il va finir par ne plus supporter, Billy rigole doucement, chaudement entre les draps qui se dérobent, finissent par tomber à terre. « Je parle toujours beaucoup trop... » Si elle le connaissait elle pourrait admettre une quelconque tendresse dans leurs échanges, c’est vrai, parfois, elle laissait des baisers dans les creux de son âme pour tenter de le sauver, sans vraiment le savoir, aucun des deux ne pensait que ce serait salvateur. Et pour cause, ceux qui veulent ça courent dans les églises, pleurer dans les confessionnaux. Mais Billy même en disant beaucoup arrivait à se taire sur ce qui lui fendait l’estomac en deux, pire que tout, Billy était lâche et elle le savait. Une larme diligente échappait de son oeil, dévalait les montagnes de son visage, elle n’aimait pas - aimer ce qu’elle faisait. - « Non du tout- »

Main rebelle attachée à sa joue elle envoie valdinguer la coupable, goutte tragique, indolore qui fait son tracé, lui donne des remords, elle mêle ses doigts à ceux de Ben et remet le disque sur une autre platine, plus imprévisible, au diamant malmené.

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