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 pop-corn saveur larmes (tutu)

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Rebecca Parker
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je suis à Providence depuis le : 26/04/2018 et j'ai rendu : 532

MessageSujet: pop-corn saveur larmes (tutu)   Mer 30 Mai - 1:27

Vaisseau de départ de l'humanité, c'est l'écran géant où on pose les yeux pour un soir avec des dieux mortels - le cinéma.
La main de Beck plonge dans le pop-corn brûlant, elle y trouve le réconfort de la salle qui se tait, de ceux qui s'endorment pour de faux, soyons les voyeurs de la fausse-réalité, il est vingt-heures, Rebecca est seule.
Note; Savoir passer du temps en sa propre compagnie est l'une des éducations les plus omises dans la société, et c'est comme ça que beaucoup ne comprennent pas les défaillances pulmonaires de ceux qui ne savent plus respirer sans assistance, un partenaire ne devrait pas être un substitut au vide, mais l'amant avec qui on le trompe.
Le film a commencé cinquante minutes plus tôt, s'enfonce dans la scène désillusion, l'espèce d'identification automatique avec soi- un de ces personnages déglingué par une pluie de projectiles sentimentaux, Beck a sorti la main du pot rayé rouge et blanc, geste figé, main en suspend.
Triste qu'il n'y ait personne pour capturer les lourds sanglots de la Sears, les dégringolades sur ses joues, se souvenir des soubresauts troublant les mouvement de ses mains qui s'écrasent sur ses joues, elle fond, dans une tristesse qu'elle n'attribue qu'à ce film sans titre, sans affiche, auquel elle ne pense même pas.
Elle pleure, pleure, pleure, Rebecca Parker.
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Autumn Chavez
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je suis à Providence depuis le : 17/04/2018 et j'ai rendu : 114

MessageSujet: Re: pop-corn saveur larmes (tutu)   Ven 8 Juin - 18:24

C'était toujours tellement plus facile de juger les autres. De les regarder se débattre contre un futur qu'on ne peut critiquer, s'emmêler dans des choix qui ne seront jamais les bons. Alors elle juge. Parce que c'est plus simple, parce qu'elle se rend moins compte de ses propres erreurs, du fait qu'elle est peut-être tout au moins aussi risible. Elle ne se délecte pas du malheur, simplement elle en rit, elle le cherche et joue avec lui mais jamais pour elle. Il n'existe pas aux yeux des autres. Elle sourit, elle est heureuse, le malheur frôle sa vie sans jamais l'embrasser. C'est drôle ça. Que les gens pensent qu'il n'y a que bonheur dans sa vie. C'est si faux. Le monde est si faux.

Fixant l'écran où s'animent des acteurs qui mentent une vie, elle se complait dans cette fausseté du monde, cette échappatoire du malheur. Ce n'est pas un happy end qu'elle recherche, c'est la sensation que procurent les moments de désarroi, de peine et de douleur, ce sentiment de jouissance et de plénitude que lui procure le vide chez les autres. Elle a besoin de voir, de ressentir, que dans ce monde, elle va mieux que les autres. Dans un autre peut-être il en serait autrement, mais ici elle veut étaler son propre bonheur en l'imposant au milieu de la détresse altruiste. Désir égoïste, cruel, quasi obessionnel de cette tristesse, elle se délecte de la fausseté des images qui s'offrent à elle. Puis ce sont les larmes, salées, pleine de sens, avec leur sanglot qui fait palpiter le coeur de qui les entend. Il tressaute, il se serre, à l'évocation à son oreille des pleurs d'une tierce personne. Mais vous êtes pareils, tous, humains sans coeur, et ces pleurs vous attirent, comme ils l'attirent. Alors elle se retourne vers l'objet de sa convoitise, tourne la tête comme vous l'auriez tous fait, et négligemment, voulant avoir un regard compatissant qui lui donnait encore plus de joie, Autumn Chavez sourit à Rebecca Parker. Elle reconnaît une Sear, enjambe le fauteuil qui les sépare, se sent toujours plus près de cet heureux malheur, et d'une main leste, plonge sa main dans son pot de pop corn.

« - Pourquoi tu pleures Parker ? »

Elle n'utilise pas les mots pour réconforter : ils ne fonctionneraient pas. A quoi bon mentir quand déjà tout autour d'eux ne transpire que cela ? Les pleurs au cinéma ce n'est rien, mais ceux-ci, ces vrais pleurs, cette vérité dans ce monde faux, provoque chez Autumn, un bouleversement innatendu, et ce qu'elle sent monter en elle, cela n'est autre que la compassion.
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Rebecca Parker
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je suis à Providence depuis le : 26/04/2018 et j'ai rendu : 532

MessageSujet: Re: pop-corn saveur larmes (tutu)   Sam 9 Juin - 1:31

Il pleuvait, c’est ce que sa mère lui disait, il pleuvait, ce n’est que ça, des larmes, une averse, ça passe. C’est temporaire, en plus à la fin il n’y avait plus de traces des tristesses, parfois des restes, des creux sous les yeux, des marques sur la peau, retours sur les bobos, les blessures qui font comme des fêlures dans l’âme. Rebecca voit la main qui plonge dans son pop-corn comme un rappel à l’ordre, il est temps d’arrêter, maintenant le ciel va être plus clément, il sera peut-être couverts de nuages, mais c’est pas bien important ça. 
Les mots de Madame Parker flottent encore dans l’air quand la voix d’Autumn perce la noirceur de la salle, elle éclate aussi l’écran de poussière au-dessus d’elles et il n’y a personne pour se plaindre du barrage que fait la perturbatrice au film car il n’y a personne à ces heures, personne pour le voir, normalement personne pour pleurer devant non plus, c’est bien pour ça que c’était l’endroit idéal pour un petit déluge.

Rebecca veut ouvrir son parapluie avant qu’on ne remarque son visage mais son patronyme a déjà éclaté et ses yeux grimpent pour attraper ceux de Chavez. « C’est un mécanisme relativement habituel dans notre physiologie. »

Elle sait qu’il s’agit pas d’une interview parce qu’Autumn a tracé le cercle à l’intérieur duquel elles deux ont fini, et entre le rouge et le noir, Rebecca n’est qu’un petit point, elle ne fait pas le poids dans le jeu des différences, on la remarque trop, elle est comme Charlie d’où est Charlie au milieu de la foule, bientôt un doigt géant l’écrasera. 
Être triste c’est jamais facile, voilà pourquoi dans les films il y a une ligne précise qui va de catastrophe à pleurs et de flirt à partie de jambes en l’air.
« Dans ce film, la femme se fait quitter par un homme, et, au lieu de courir le rejoindre, elle va au cinéma. Une fois au cinéma elle entre dans la toile, et se demande si les relations qu’elle crée dans le film sont réels. Ça questionne l’importance du contact humain, et la différence entre fiction et réalité… »

@Autumn Chavez
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